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Ouvrir la parenthèse à l’ovate

‘’Ouvrir la parenthèse à l’ovate’’ est un appel à l’évocation. Vous connaissez tous ma passion pour la forêt. Je conseille toujours une préparation avant d’aller en immersion en forêt car l’ovate peut aspirer votre âme.   

La fameuse action d’ouvrir la parenthèse à l’ovate est une aventure de clavier à clavier. Cette phase est très simple, il faut se donner le temps de rentrer en connexion avec la grande dame nature.

Pour bien vous préparer à cet instant, quelques conseils sont utiles lorsque vous vous évadez seul ou avec des amis en toute quiétude dans la forêt nourricière.  

 Les 5 étapes essentielles : 

1-prendre conscience de son souffle. 2- explorer son paysage intérieur et extérieur. 3- se reposer vraiment. 4- passer en revue son corps par la posture. 5- s’identifier à un arbre.

C’est la règle pour se mettre en mode réception opératoire pour dialoguer avec les arbres. La nature régulera votre énergie. Elle calme, si nous sommes épuisés physiquement ou mentalement elle dynamise, elle régénère en cas de fatigue ou de stress, n’en doutez pas.

Vous le savez depuis que vous lisez mes rubriques sur ce sujet. Elle est votre meilleure amie, elle ne vous trahira jamais. Faut-il encore savoir l’aborder en la respectant d’où les 5 étapes citées ci-dessus pour vous mettre à sa disposition et à son écoute. 

Cela paraît  très simple. Mais attention, il y a des dangers en ces lieux, je ne parle pas des tiques, des guêpes, des frelons, ni des renards, encore moins des loups ou des ours, Non, il y a des embaumeuses d’âmes. Attention, elles sont redoutables, elles se dissimulent sous un joli nom, elles se font appeler : l’ovate.   

Mon souhait est d’ouvrir cette parenthèse à l’ovate sur un autre sujet de curiosité qui me hante.  

Le roman‘’ les nouveaux misérables’’

Depuis quelques semaines ce roman intitulé ‘’ les nouveaux misérables’’ fleurit les pages du journal le Torchis. Ce roman est signé ‘’l’ovate’’. Cette signature m’interpelle obligatoirement. Je ne connais pas la personne qui signe de cette façon. Y a t’il un message caché à travers les lignes de ce roman !

L’ovate  ne souhaite pas s’identifier au barde que je suis pour l’instant. C’est une consœur qui égrène ici et là, au gré de ses pérégrinations connectiques, et de nos rencontres virtuelles totalement imaginaires. 

Elle s’invite dans ma cabane bleue. Il est vrai que la porte de ma cabane est toujours ouverte. Mais là, elle ose se délecter de mes breuvages sans s’identifier, c’est un peu fort de miel !

Je ressens une petite frustration liée bien sûr à ma curiosité maladive de ne pas savoir qui elle est ? 

Cette ovate est-elle blonde ou brune, cheveux long ou court, pour le reste, je ne souhaite pas être classé dans la catégorie des misogynes donc j’en reste là. 

J’attends la suite de son propos à travers son 4ème chapitre. En relisant les trois textes de son roman, plusieurs questions me viennent à l’esprit,  surtout comment peut-elle signer ovate, de quelle obédience est-elle ? 

Je m’imagine l’ovate derrière son écran s’amuser de ma frustration. Elle peut animer des pulsions, des interprétations pour délivrer un récit cocasse où je suis roulé dans un tapis de mousse. 

La drague par écran interposée, ce vaste sujet du roman « Les nouveaux misérables »  est intéressant. Mais peut-être que ma réaction est liée à une frustration exprimée par la direction du Torchis : ‘’Marcello, l’ovate ne souhaite pas se faire connaître pour l’instant’’.

Incroyable, elle ne souhaite pas s’identifier pour l’instant. Je rêve … 

Je me demande comment l’ovate peut imaginer un dialogue via une correspondance virtuelle avec un barde qu’elle met à toutes les sauces. Pourtant  bien réel. Il a sa rubrique  » bien être  » dans le journal le Torchis. Comme je n’ai pas l’adresse mail de l’ovate mystérieuse, je l’interpelle ici,  à travers ma chronique pour la débusquer de l’arbrisseau de ronces où elle se tapit. 

L’impuissance de Churchill

Soudain, un doute me gagne, l’ami Churchill est-il au courant, connaît-il l’ovate, la mystérieuse. Ce cher Churchill, il connaît tout le monde. 

Donc, je décide de l’appeler pour en avoir le cœur net. Mon Churchill tombe de son arbre, heureusement sans son cigare aux lèvres, il me dit : «Non Marcello, je ne connais pas ce roman de l’ovate, publié sur le site du journal le torchis ».  Je lui signale qu’il est cité dans le premier chapitre. 

Il rit et il me dit « tu déconnes ? ». Je m’empresse de lui affirmer mon propos et je l’invite à lire ce roman. Lui, le critique littéraire, il n’a même pas  lu ce texte ! Je suis médusé ! 

Tout en échangeant avec lui, Churchill me souffle une piste « Marc, c’est peut-être Séraphine qui a écrit sous ce nom ! je ne vois qu’elle ! ». Je tombe de mon tabouret, c’est d’une clarté fulgurante !  Il est vrai que j’ai proposé à Séraphine de l’initier comme ovate. 

Elle ne se serait pas jouée de moi d’une telle façon?! Je me souviens aussi qu’elle m’avait donné un indice : l’ovate est de Brumath. Non pas elle !!!

Le conseil des Sages 

Dans cette incertitude, je fais appel à mes amis les arbres, maîtres incontestés en matière de sagesse. Je leur demande de m’aider à identifier cette personne. Mon chêne ‘’le Majestueux’’, me dit « Marcello, laisse courir la feuille, c’est plutôt drôle mon ami et ne t’inquiète pas, tu la croiseras déjà et tu verras qui c’est ».

Oui, c’est vrai, pas la peine d’en faire un fromage. À cet instant une alerte retentit sur mon téléphone. Le 4ème chapitre est en ligne avec le titre ‘’ La cabane du barde et Quasimodo’’. Je m’empresse de me connecter pour lire ce chapitre.

Mon chêne, le Majestueux, me souffle à travers ses feuilles « Marcello tu me dis de ne pas la connaître,  tu ne la connais pas ?  En es-tu sûr l’ami ?  Elle parle d’un petit déjeuner à la sève de bouleau, de ta fameuse table pour les fées et les trolls, de ta salade forestière, ton pain à la châtaigne, ton pâté aux orties de frelons. Marcello, tu ne m’embrouilles pas mon ami ? » 

«Non, mon ami le chêne Majestueux, elle navigue dans mes espaces en toute liberté, je te le dis et comme tu lis en moi, tu sais que je te dis la vérité ». Mon ami le chêne fit silence et me souffla « Marcello, je te le demande, il faut que tu en parles ton complice le troll Ênus. » 

Le Majestueux fit craquer quelques branches pour que ma demande venant de sa part, soit entendue par le troll Ënus. 

Je suis désorienté par son propos, l’ovate serait-elle une maléfique. Aurait-elle trouvé mes fioles de songes et de prédictions. Impossible, elles sont bien cachées. Mais je vais de ce pas, vérifier dans ma cachette.  Avec mon bois à parole, j’appelle le troll Ênus à me rencontrer de toute urgence au pied du sapin courbé. Zut ! L’ovate par son propos imaginaire prétend qu’elle me connaît ! C’est trop fort tête de sauterelle !

Le lendemain, je suis en compagnie du troll Ênus au pied du sapin courbé et je lis le 4ème chapitre. Ênus me sourit et me dit « Marcello, elle te tient la main, elle connaît ta cabane, elle goûte tes plats et tu nous chantes que tu ne la connais pas, sacré farceur.» 

Outré par son attitude, je m’engage dans une longue explication, sans aucun résultat. A ses yeux, je suis coupable.

Mon ami, le sapin courbé, me souffle à travers ses aiguilles: « Marcello, ça doit être l’une de tes groupies à qui tu chantes les louanges du bien-être à travers les immersions en forêt que tu organises, coquin !». Le troll Ênus éclate de rire et me dit « le charmeur a encore sévi à ses dépens».

Le crapaud arc-en-ciel

Je me résigne et je comprends que cette fois,  je n’aurais aucune aide de mes compagnons. Le sapin courbé ajoute : « Alors raconte-nous la suite l’ami, comment fini ta rencontre avec l’ovate, et tu nous la présentes quand ? ». 

Je suis dubitatif, l’ovate m’emmène dans son monde et me prend pour confident dans son histoire virtuelle avec son Quasimodo. Elle partage des propos où je deviens son confesseur. Mais de quel sortilège suis-je frappé !? 

Tout cela demande une prudente réflexion, je sais à qui je vais m’adresser, à mon ami le crapaud arc-en-ciel, il doit être au houx argenté sur la ligne de captage des sources scalaires.

Marcello le barde du Torchis

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