La folie des « énergies vertes »

Les technologies que nous qualifions de « vertes » ne le sont peut être pas tant que cela. Leur impact écologique serait même considérable. Prenons deux exemples : les panneaux solaires et les voitures électriques. 

Panneaux solaires

La seule production d’un panneau solaire, compte tenu en particulier du silicium qu’il contient, génère plus de  70 kilos de CO2. 

L’augmentation considérable de panneaux photovoltaïques dans les années à venir signifie que la simple production de ces panneaux représentera un rejet de 2,7 milliards de tonnes de carbone dans l’atmosphère, soit l’équivalent d’une pollution générée pendant 1 an par l’activité de 600.000 automobiles. 

Ces impacts s’alourdissent encore lorsqu’on se penche sur les panneaux qui fonctionnent à l’énergie solaire thermique. Certaines de ces technologies consomment jusqu’à 3500 litres d’eau par mégawattheure, soit 50% de plus que l’eau dont a besoin une centrale à charbon.

Les voitures électriques

Des universitaire californiens ont constaté que la fabrication d’une voiture électrique, censée consommer moins d’énergie, requiert beaucoup plus d’énergie que l’usinage d’une voiture classique. Cela s’explique notamment par leur batterie, (généralement une batterie lithium- ion), très lourde, et fortement consommatrice de « terres rares ». 

La seule industrialisation d’une voiture électrique consomme 3 à 4 fois plus d’énergie que celle d’un véhicule conventionnel. Certes, au niveau du cycle de l’utilisation de la voiture, on rejette moins de CO2. En conclusion, une voiture électrique peut générer, durant l’ensemble de son cycle de vie, jusqu’aux trois quarts des émissions carbone d’une voiture roulant au pétrole. Mais plus les capacités des voitures électriques vont augmenter, plus l’énergie nécessaire à leurs  fabrications et les gaz à effet de serre générés lors du processus vont croître. 

Une voiture électrique pourrait même émettre davantage de CO2 si l’électricité qu’elle consomme provient majoritairement de centrales à charbon. Sans compter le remplacement de la batterie de la voiture, qui entraînera un coût financier et écologique considérable.

A l’heure où l’ Europe prend enfin  conscience qu’elle n’a aucune politique d’autonomie en matière d’énergie, nulle politique en matière d’approvisionnement des ressources en métaux, notamment de « terres rares », ne serait ce pas le moment d’effectuer un vrai diagnostic de ces solutions que l’on nous présentes comme « vertes » ?

Ou bien; faudra- t- il une fois de plus, se lancer dans l’aventure de ces énergies « vertes » pour se rendre  compte, dans 10 ans, dans 20 ans, de la « folie » de ces choix idéologiques?

Chanoine

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