Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Et en avant la musique !

Ceux qui, jusqu’à ce jour, se demandaient ce qu’il fallait entendre par « pluralisme » le savent désormais : il s’agit de l’expression des gens qui pensent la même chose que vous, à l’exclusion de tous les autres.

Cela signifie que, dans l’audiovisuel public, le pluralisme est circonscrit aux idées de gauche. C’est simple et facile à comprendre. Un peu moins à digérer.

Pour une fois que le service public de la radio et de la télé faisait — ou tentait de faire — bonne figure et donnait des gages à ses contempteurs en nommant un chroniqueur de droite, il a fait face à une horde de hyènes sectaires, hurlantes et baveuses.

Ledit chroniqueur, Charles Sapin, serait un dangereux activiste d’extrême droite, héritier direct d’Adolf puisque directeur adjoint de Valeurs actuelles. Rappelons que la rubrique en question était censée être diffusée le dimanche matin à 7 h 42 et qu’elle ne devait pas excéder deux minutes ; c’est dire si le risque d’insurrection fasciste était élevé !

L’affaire a donc fait grand bruit ; plus exactement, certains activistes souhaitaient qu’elle en fît. Forts de leur majorité imaginaire, ils ont lancé un appel solennel à manifester devant Radio France, persuadés de soulever les masses.

C’est donc une foule immense d’à peine 100 manifestants qui s’est constituée, qui plus est un dimanche, devant les locaux de la radio nationale. Le raz-de-marée espéré ne fut qu’un filet d’eau saumâtre, sur lequel a flotté un groupuscule déguenillé, accompagné par un reliquat de l’orchestre de Radio France, auquel on aurait d’ailleurs pu demander qui le rémunère pour être si mal habillé.

Ceci étant, cette réaction disproportionnée démontre la véracité de ce que ces téméraires ont nié lors de la commission Alloncle : leur sectarisme et le refus des idées qui ne sont pas les leurs.

Ils ont fait main basse sur le service public de l’audiovisuel, devenu outil de propagande au service de l’idéologie progressiste qui se croit dominante, et n’entendent pas le céder sous prétexte de démocratie.

Après tout, que la gauche n’ait rien à y redire, on en a l’habitude. Mais le silence du Centre est assourdissant et difficilement explicable, si ce n’est par de viles arrière-pensées électoralistes.

Cette grève et les pétitionnaires habituels, biberonnés à la subvention, démontrent que l’audiovisuel public n’est pas réformable compte tenu de la mainmise de syndicats auxquels est étrangère la diversité d’opinion.

À ce point, ils sont devenus la caricature d’eux-mêmes, excluant, au nom de l’inclusion, tous ceux qui s’expriment hors de la doxa officielle.

On se souvient de la réponse de Patrick Cohen à Alessandra Sublet qui lui demandait si l’on avait le droit de penser ce que l’on voulait. Celui-ci avait répondu :

« NON ! »

C’est gros mais, au moins, cela résume à la perfection ce qu’est la liberté pour la gauche, ce « non » étant extensible à tout ce que recouvre le principe de liberté.

Ce « non » est totalitaire. C’est un totalitarisme qui sort son revolver lorsqu’il entend « de droite » et qui coûte tout de même la bagatelle de 4 milliards d’euros par an aux contribuables.

Les chantres du vivre-ensemble veulent vivre seuls.

On notera au passage que ces vigiles de la démocratie n’ont pas manqué, ces jours derniers, de rendre hommage au phare de la liberté, Mao, à l’occasion des 50 ans de sa mort.

Pour les plus jeunes et les plus étourdis, Mao, dit le Grand Timonier, est la figure emblématique et la référence politique d’une grande partie des intellos de gauche. Il doit sa place dans l’Histoire en grande partie à l’épaisseur de son tapis de morts, lequel n’est manifestement pas assez épais pour faire naître la moindre critique à Saint-Germain-des-Prés et Radio Nova.

Des morts dont le seul tort fut d’aimer la liberté.

(Pour les autres références chères à nos cerbères culturels, voir les rubriques Staline, Pol Pot, Honecker, Castro, Kim…)

Après tout, ils auraient tort d’agir autrement puisqu’ils viennent d’avoir la peau de monsieur Sapin, avec l’approbation silencieuse du Gouvernement.

Ils auraient tort aussi de se montrer différents de ce qu’ils sont.

On serait même tenté de les en remercier.

O. T.

Partager cet article :

Facebook
Twitter
LinkedIn