Un chercheur en génétique anglais, le professeur Bryan Sykes, pense que l’homme est en voie d’extinction ! L’homme avec un « h » minuscule et non l’Homme au sens de représentant de l’espèce humaine. La cause en serait la dégradation continue du chromosome Y, celui qui différencie l’homme et la femme. D’après lui, il se décomposerait à un rythme alarmant.
Dans son ouvrage « la Malédiction d’Adam » (Albin Michel), il explique que cette dégradation conduit inéluctablement à la disparition de l’homme, c’est-à-dire qu’on irait vers un monde sans hommes, mais toujours avec des femmes. Alors, évidemment, tout ceci n’est pas sans poser des problèmes puisqu’elles seront contraintes de trouver un moyen de se reproduire entre elles, à la grande joie du Planning familial qui, toutefois, serait obligé de supprimer l’homme enceint de ses affiches de propagande…
Compte tenu de la faible appétence des femmes pour le bricolage, les mâles encore vivants se demandent fort logiquement comment leurs moitiés comptent s’y prendre pour construire la future machine à nourrissons. Nonobstant ce trait d’humour machiste quasi délictuel, dans l’hypothèse où la femme serait effectivement venue à bout de l’homme et, pour une fois, sans le faire exprès, l’éminent professeur évoque un monde dans lequel ce qui resterait de l’Humanité vivrait en paix, sans guerre, sans matchs de foot, sans poilus malodorants à bord d’engins bruyants et polluants.
Bryan Sykes relève tout de même un hic et pas des moindres : si le chromosome Y disparaît, il n’y aura plus que le chromosome X, ce qui signifie que si les femmes réussissent à mettre au point une machine à reproduction artificielle, elles ne produiront que des filles… Ce qui limite un peu le champ des possibles, comme dirait un de mes bons copains.
On peut se dire égoïstement que cette échéance étant prévue dans à peu près 125 000 ans, on a encore un peu de temps devant nous, mais le temps passe vite. On peut se dire aussi qu’il est plus probable que d’ici-là on ait trouvé un moyen encore plus efficace pour disparaître de la surface de la Terre, plus rapide que la décomposition du chromosome Y…
Quoi qu’il en soit, il suffit de regarder autour de soi, où que ce soit et dans n’importe quel domaine, pour voir que la femme n’est qu’un homme comme les autres.
O.T.