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PS, courants faibles

On peut reprocher tout ce que l’on veut au Parti Socialiste, sauf de nous faire rire. Le clown Olivier FAURE n’est jamais à court d’idées désopilantes et son optimisme est à toute épreuve, puisque même quand il perd, il gagne !

La course vers 2027 s’annonce haletante, avec une compétition entre courants à peine moins nombreux que les militants. Pour faire court, la compétition interne au PS, véritable comic-show pour désigner celui ou celle qui le représentera à l’élection présidentielle, se jouera entre des gens qui ne s’accordent sur rien ; ni la stratégie, ni la doctrine, encore moins le programme. Ils n’arrivent même pas à s’entendre sur le mode de désignation de ce fameux candidat ! 

Olivier Faure et son orchestre sont favorables à une primaire ouverte aux candidats et aux électeurs non-socialistes, sous réserve qu’ils paient 2 euros pour voter, tandis que les autres souhaitent pouvoir désigner un candidat choisi « par les militants du Parti socialiste et des organisations politiques se reconnaissant comme faisant partie du pôle socialiste », ce qui inclut de fait Raphaël Glucksmann et Bernard Cazeneuve.

Ce qui est simple n’est pas socialiste ; par conséquent, la vie militante socialiste vise à multiplier les difficultés, comme celle qui consiste à s’écharper sur la technique de vote : électronique ou à l’ancienne ? Le plus simple serait de demander à Faure lequel est le plus pratique pour tricher…

Histoire de ne pas déroger à la tradition, le vote pour décider des modalités… de vote, a eu lieu le 9 juillet de 17 heures à 22 heures, c’est-à-dire au moment-même où a été donné le coup d’envoi du quart de finale de Coupe du monde entre la France et le Maroc. Et Faure a perdu, puisque les militants ont décidé que c’était aux militants de choisir.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, une seule chose est claire, c’est qu’au PS rien n’est clair ; on y voit juste la marche désordonnée d’un canard sans tête, dans une basse-cour de laquelle ne s’échappe aucune idée, aucun projet, aucun espoir. A gauche comme ailleurs, il y a des candidats, mais il n’y a que des candidats et ceux-ci représentent, au mieux, leur petit courant ; or, un flux de courants faibles ne fait pas un courant fort… 

Avec Hidalgo et son score ridicule de 1,75 % à la présidentielle de 2022 (entre Dupont-Aignant et Poutou) on pouvait espérer un sursaut de la part de la Gauche et plus particulièrement du PS. 

Pour cela, il aurait dû se remettre en question, s’interroger sur son parcours, sur l’abandon des classes moyennes, sur son rapport à l’argent, bref, il aurait fallu que ce parti accepte, tout simplement, le réel. Au lieu de cela, comme disait Claude Lévi-Strauss, il persiste à ne voir la réalité que telle qu’elle serait si elle était conforme à ses désirs.

O.T.

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