DNA : « Il a failli finir aux oubliettes de la politique locale à la faveur des élections strasbourgeoises, le voilà adjoint à la maire en charge, entre autres, de la culture… et de la Robertsau…»
Le constat est sans appel, mais la réalité est plus prosaïque : c’est précisément cet instinct de survie politique qui l’a poussé vers une alliance « contre-nature » avec le groupe socialiste en mars dernier.
Le grand écart idéologique
Passer de l’UMP aux rangs de la gauche n’est pas une simple translation administrative ; c’est un séisme identitaire. En politique, un tel mouvement ne s’opère jamais dans l’indifférence :
-Pour ses anciens alliés : cette métamorphose est vécue comme une trahison pure et simple de ses racines naturelles.
-Pour ses nouveaux « amis » : l’accueil reste teinté de cette méfiance instinctive que l’on réserve aux transfuges de la dernière heure.
Un « canari dans la mine »
N’ayant pas véritablement sa place au sein d’un PS qu’il a combattu avec acharnement durant des années aux côtés de son ex-colistière Fabienne Keller, Pierre Jakubowicz fait figure d’un atoll isolé. Sur cette caricature, le regard amusé de Jean-Philippe Vetter n’est pas le fruit du hasard. C’est l’observation clinique d’un homme qui contemple le désir permanent d’exister de son ancien collègue, alors que d’autres travaillent dans l’ombre.
À force d’une telle boulimie médiatique, on finirait presque par croire qu’il est le seul membre de la majorité à s’activer, reléguant ses partenaires au rang de figurants de sa propre épopée.
Une mise en garde pour l’avenir
Comme se plaisait à le dire Jacques Chirac : « Avec de tels amis, on n’a plus besoin d’ennemis ».
Le groupe socialiste aura sans doute l’occasion de vérifier la solidité de cette « loyauté » lors des prochaines échéances présidentielles et législatives… À suivre.
Marc Merger