Il y a ceux qui disent trop
Et ceux qui ne disent rien.
Ceux qui donnent tout,
Se retrouvent nus, c’est tout.
Il y a ceux qui ne donnent rien,
Et savent à peine tendre la main.
Il y a les puits.
Et ceux qui en tirent l’eau.
Je suis l’eau, le seau et le sot.
J’ai envie d’égalité.
Pour la première fois,
Je trouve normal d’être aimée
Autant que j’aime, moi.
Au revoir, mon amour.
Je t’aime et je te quitte.
Je t’aime et nous sommes quittes.
Tu ne me dis pas que tu m’aimes.
C’est que tu ne m’aimes pas.
Je pars moins douleur de cela.
L’amour se vit à deux ou pas.
N’oublie pas de revenir me chercher si un jour tu as de la disponibilité.
Prends les escaliers de secours
Et accours.
Epouse-moi.
Oui, toi.
J’apprendrai la cuisine et le camping.
Tout ce que je n’aime pas.
Oui, pour toi.
Je ferai même des confitures de coings.
Et remonterai ta couverture,
En silence, dans le coin.
Je fermerai ma grande gueule
Sans un mot, toute seule.
J’ai le fou rire.
C’est nerveux.
On a tout raté.
On aurait pu être heureux.
Je me suis trompée de porte en venant chez toi frapper.
Tu n’avais pas de place à céder
Et pas de cœur à donner.
Je pars.
Je vais me chercher ailleurs.
Une histoire, pas un leurre.
Je n’ai pas le droit d’être avec toi.
C’est l’histoire de ma vie
Parce que je fais des choix pourris.
Quel con tu es !
Quelle conne je suis!
On va se manquer, je sais.
Mais tu ne sauras pas le verbaliser
Et moi, je ne saurai pas pleurer.
Martine Benz