De temps en temps, je souris… toujours avec une certaine élégance, évidemment.
Il faut dire que je reçois parfois des messages privés assez… fascinants.
On m’explique, avec beaucoup de sérieux, qu’on m’apprécie vraiment, mais qu’on ne peut pas m’ajouter en ami.
« Car on ne sait jamais… je pourrais être franc-maçon. »
Voire pire… en connaître !
Alors rassurez-vous.
Oui, j’ai quelques milliers « d’ami(e)s » sur les réseaux.
Non, ils ne sont pas tous francs-maçons.
Désolé de casser le mythe : la cellule secrète mondiale n’est pas encore totalement opérationnelle.
En revanche… certains le sont.
Et le plus drôle, c’est qu’ils sont peut-être juste à côté de vous,
au travail, dans votre entourage… plus proches que vous ne l’imaginez !
Mais rassurez-vous : ils n’ont toujours pas prévu de vous recruter entre deux cafés.
Et accrochez-vous bien :
il y a même parmi eux des Grands Officiers.
Oui, oui… des gens parfaitement normaux, qui vivent, travaillent… et ne complotent pas en permanence dans des caves voûtées.
Je sais, c’est décevant.
Parce qu’au fond, c’est ça le problème :
le fantasme est tellement plus intéressant que la réalité.
La réalité ?
Un maçon ne cherche pas à briller, ni à manipuler le monde dans l’ombre.
Il commence même par jurer de ne pas le faire.
Alors oui, bien sûr… il y aura toujours « lui, là »…
Mais encore une fois, un homme reste un homme.
Même avec un tablier. Incroyable, non ?
Et non, il n’y a pas de techniques « ultra secrètes » capables de dominer l’humanité.
(Je sais, encore une déception…)
Il s’agit juste d’une idée un peu moins spectaculaire : essayer de s’améliorer soi-même.
Et éventuellement… rendre le monde un tout petit peu moins absurde.
Autant dire que le chantier est vaste.
Bon, je vais m’arrêter là, sinon on va dire que je passe mes journées à faire de la pédagogie sur Facebook…
Mais promis, vous pouvez m’ajouter sans risque.
Aucun rituel étrange ne se déclenchera, et vos vies devraient rester globalement identiques.
Et la photo ?
Aucune explication mystérieuse.
Juste une envie.
Mais comme il paraît qu’il faut intriguer pour exister… vous m’avez reconnu ?
Disons que ça fera travailler les imaginations les plus fertiles.
Alain Brau