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Les vacances selon Elon Musk

Bienvenue dans le futur où bosser devient un hobby.  

Imaginez un peu : on est en 2026, et Elon Musk nous sort tranquillement que dans 10 à 20 ans, travailler sera aussi opérationnel que de cultiver ses tomates cerises sur le balcon au lieu d’aller les acheter au supermarché. La société a décidé de nous chouchouter ?  non, non,  simplement parce que les robots et l’IA feront tout mieux, plus vite, sans râler pour une pause-café.

Optimus, le robot humanoïde de Tesla, commence déjà sa vie de star. La version prête pour la production massive pointe le bout de son nez dès cette année, avec des ventes au grand public prévues fin 2027. Prix d’entrée ? Autour de 20 à 30 000 dollars, soit le tarif d’une voiture sympa. Ensuite, c’est l’inondation : des millions d’exemplaires qui cuisinent, portent tes valises, veillent sur tes grands-parents, organisent ton voyage sans que tu aies à ouvrir un tableur Excel. 

Elon l’appelle la première machine capable de construire une civilisation entière toute seule. Sur Terre, elle va surtout te libérer de la corvée.

Et l’argent dans tout ça ? Oublie le petit revenu de base qui te permet juste de survivre en mangeant des pâtes tous les soirs. Musk parle d’un revenu élevé universel : Universal High Income, rien que ça. Les estimations les plus sérieuses tournent autour de 160 à 170 000 euros par an, soit 13 à 14 000 euros net par mois. Pas mal pour un virement automatique qui tombe sans CV ni entretien d’embauche. Les trucs de base (bouffe, toit, électricité, médecin) ? Gratos grâce aux robots qui produisent à l’infini. L’argent ? Il deviendra presque inutile, comme un vieux ticket de métro dans un monde sans transports en commun.

Bien sûr, certains métiers vont morfler. Les boulangers industriels ? Les robots pétrissent 24 heures sur 24 sans se plaindre d’une sciatique. Mais le mec qui fait son pain au levain parce qu’il adore l’odeur et discuter avec les clients ? Lui, il continuera. Pas pour payer son loyer hein ? Juste pour le kiff.

Travailler deviendra un loisir chic, comme peindre des tableaux ou monter sur scène pour chanter faux. La jeunesse, elle, va hériter du jackpot : fini les stages gratuits, les loyers qui bouffent la moitié du salaire, les burn-out à 25 ans. Ils auront le cash dès le début, et le luxe de se demander : « Bon, maintenant que je peux tout avoir, qu’est-ce qui me fait vraiment vibrer ? »

Et c’est là que ça devient psychédélique ; ou flippant, selon le point de vue de Elon. 

Pose la question cash : quand les machines font tout mieux que nous, comment on trouve du sens ? Ah le sens ! Tu ne seras plus considéré comme un moins que rien. Plus de bagarre pour des ressources rares, plus de Google qui te piste pour te vendre des chaussettes, plus de scroll infini pour exister. Juste une abondance dingue. Si on gère bien la redistribution (taxer les boîtes qui font des trillions avec l’IA), c’est le paradis : voyages en avion-appart autonome, robots majordomes, passions à fond. Si on foire, c’est Black Mirror avec une poignée de winners et le reste qui zappe en VR pour oublier.

Mais Musk est optimiste ,  il a même changé la mission de Tesla pour « amazing abundance ». Le futur va être dingue, qu’il dit. Et franchement, après des siècles à trimer pour survivre, l’idée que bosser devienne un choix… ça sonne presque comme une blague cosmique. Une très bonne blague.

À quand le premier robot qui te prépare le café et le premier virement qui tombe sans que tu n’aies rien demandé ? Pas si loin. Prépare ton canapé : l’ère où l’on vit pour vivre commence et elle promet d’être kiffante. Un avion appartement pour faire le tour du monde ? 

Silvia Oussadon Chamszadeh

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