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Tu vois, toi et moi

Tu vois, toi et moi, on ne s’est pas croisés par hasard. 

Il n’y a pas de hasard. 

Nous sommes le miroir : nous abritons, dans nos couloirs, une boîte. De Pandore. 

Et nous tournons autour, en dansant comme l’on danse autour d’un feu heureux. 

Nous l’aimons, cette boîte, cette boîte à l’étrange musique … Pas assez pour l’écouter. Trop pour l’assassiner. 

Nous ne nous en approchons qu’avec délicatesse, ivresse et angoisse. 

Que trouverons-nous encore, au fond de cet objet aux cent fonds sans fond ? 

Nous ignorons jusqu’où nous pourrions être amenés à aller, si nous suivions la pente, le ravin, l’abysse … 

Quel degré de liberté ?

Se protéger. Se méfier. De ses élans, de ses obscurités, …. de ce qu’il y a dans la chambre fermée de Barbe Bleue. La garder fermée à double tour. Très loin, très haut, dans la tour. 

Parce que nous avons été bien éduqués, bien formatés.

Parce que nous sommes pétris de contradictions, de paradoxes sans solutions.

Parce que nous nous battons à mains nues pour demeurer dans la lumière. 

Parce que nous voulons. Voler. 

Parce que nous croyons. La Foi. 

Guerre intestine entre l’envol et l’abîme, entre l’attrait pour l’obscurité et l’infini amour pour l’aveuglante luminosité. 

Il n’y a pas de hasards. Tout a un Sens caché. 

Martine Benz©️

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