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L’Eurométropolitain parle aux Eurométropolitains

 Pique épique et colle le tram 

Il était une fois, au cœur d’une forêt Miyazaki, un royaume géré par trois primates. 

Le premier ne voulait pas entendre la grogne de son peuple 

Le second de voulait pas voir la révolte de ses vassaux 

Le troisième ne pouvait rien dire, car pris en otage par les deux autres. 

Assis sur leurs trônes, haut perchés au sommet de la canopée et pétris de certitudes, ils se pensaient intouchables et n’avaient que faire de l’agitation d’une poigné de bonobos qu’on saura satisfaire le moment venu. 

Ils pensaient qu’avec force promesses, ils pourraient payer en monnaie de singe un projet dispendieux et saugrenu, né dans l’esprit de l’un d’eux. 

Ils pensaient que le peuple simien balourdisé par leurs discours, n’y verrait que du vert, convaincu qu’il leur en faut peu pour être heureux et qu’on pourra les satisfaire avec le peu d’eau fraîche et de verdure que nous prodigue la nature. 

C’était sans compter qu’à l’heure de passer à la caisse, les bonobos eux aussi, savent compter les noix de coco et que trop c’est trop, même sous les climats tropicaux. 

Nos trois primates pensaient faire fi de la contestation.  

« Pique épique et colle le tram », claironnaient-ils à tue-tête.  

Du haut de leur canopée, même leurs amis poltrons du sofa ne pouvaient pas voir que le peuple bonobéen s’amassait, décidé à ne plus se faire entuber.  

Venus des quatre coins de la verte forêt, ils se rassemblaient au pied du grand cocotier. 

Ils furent tant et tant, que l’agitation faisant des vagues, elle devint tsunami et le grand cocotier se mit à tanguer dangereusement. 

Il tangua tant et si bien, que nos trois primates churent au sol et furent balayés par un ouragan électoral venu dont on ne sait qu’elle urne. 

« Pique épique et comme le tram, le projet dérailla », chantait le chœur les bonobos, festoyant autour d’un grand feu de joie. 

« Libérés, délivrés » répondait l’écho 

Les bonobos jurèrent, mais un peu tard, qu’on ne les y reprendrait plus. 

l’Ombre

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