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Liberté d’expression

Il y a deux manières de penser le monde, selon que l’on est positif ou défaitiste, serein ou apocalyptique. On peut ainsi osciller entre espérance et désarroi, volontarisme et renoncement. On peut aussi choisir entre lutte pour sa survie et abandon de son âme. Mais on a beau chercher au travers des troubles de notre époque un signe encourageant, dessiner des fleurs sur les drames du quotidien, il demeure au fond de nous la quasi-certitude que rien ne peut désormais freiner la machine infernale qui nous emporte, soit parce que ses prétendus pilotes en ont perdu le contrôle, par incurie, manque de bon sens et d’intelligence, soit parce qu’au contraire, il s’agit d’acte délibéré aux seules fins d’une politique inspirée par des idéologies humanistes, plus trompeuses qu’il n’y paraît.

 Les personnalités que sont Geoffroy Lejeune et Charlotte d’Ornellas, pour ne citer qu’elles, apportent dans l’opacité du moment que nous vivons, la lucidité et la cohérence requises pour toute analyse factuelle et raisonnée des événements. L’un et l’autre sortent du lot à la fois par la pertinence de leur regard, le courage nécessaire dans l’adversité et la détestation de ce qu’ils incarnent. Ils réussissent avec le talent de la synthèse et de l’argument, là où d’autres hésitent et se trompent. Ils nous font comprendre que la solution, pour autant qu’elle soit encore possible, passe par la présentation d’un diagnostic éclairé et avec lui, d’une prise de conscience de l’urgence de réagir. Car, dans le camp d’en-face, vous vous doutez bien que la détermination est de mise, que rien ne sera épargné à la France et aux français. Cela n’est pas sans rappeler la malheureuse « affaire Obono » qui avait valu à Geoffroy Lejeune, en plus des ennuis judiciaires, une éviction de la chaîne LCI. Mais il apparaît que depuis septembre 2020, près de trois ans après les faits, le fossé idéologique qui sépare  désormais deux France,  s’est creusé de manière plus tranchée, et que c’est précisément parce que les libres penseurs s’expriment de manière plus assumée qu’ils sont perçus par la gauche dans son ensemble,y compris par la macronie, comme un danger aux relents xénophobes. 

Valeurs actuelles, plutôt connu comme un média d’opinion de droite et conservateur, a pris l’invraisemblable décision de se séparer de son ancien directeur de rédaction, voilà qui est infiniment révélateur du climat malsain qui sévit dans le monde médiatique et du traitement réservé à ses éléments rebelles, entendez par-là, des récalcitrants à la politique migratoire, sécuritaire ou judiciaire entre autres.  

Geoffroy Lejeune, était  touché par les mots de Pascal Praud, par le geste réconfortant de Me Goldnadel, et par  la démission de Charlotte d’Ornellas, annoncée dans un élan de solidarité. 

Il me reste à féliciter Valeurs Actuelles non seulement pour s’être tiré une balle dans le pied, mais aussi pour s’être ridiculisé aux yeux de ses lecteurs, en affichant une soumission et un conformisme pitoyables que nous ne lui connaissions pas jusqu’à ce jour. 

Les désabonnements en cascades sont dans cette affaire, le signe encourageant qu’il nous reste encore un peu de raison.

Nestor Tosca

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