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Une journée des droits de la femme pour exister

Les femmes doivent cette journée des droits de la femme à Yvette Roudy, ministre socialiste, déléguée aux droits des femmes, et au MLF.  Grâce à l’action conjointe d’Yvette Roudy et du Mouvement de Libération des Femmes, la  France officialise le 8 mars, comme Journée Internationale des Droits des Femmes. 

Le lundi 8 mars 1982, 10 000 personnes, dont une majorité de femmes, manifestent dans la rue française. A cette époque la France est en plein mouvement féministe, les femmes sont féministes ou ne sont pas. Le travail accompli par les gouvernements successifs et par les associations féministes est efficace. 

Au cours de ces dernières décennies, la politique sur l’égalité des sexes s’est appuyée sur un système de quota pour forcer la parité hommes-femmes. Les quotas électoraux par exemple, ont beaucoup encouragé les femmes à entrer en politique ainsi que dans de nombreux domaines sociaux, culturels et économiques auxquels elles n’avaient qu’un accès limité.

Après 41 ans, les efforts se sont étiolés. Les besoins ne sont plus les mêmes. Les femmes se sont libérées de leurs fardeaux sociaux et culturels et ont amélioré leur vie grâce à la force de leurs propres combats et de leur courage.

Aujourd’hui, on voit se développer des collectifs comme Me too, Ni pute ni soumises, et un essaim d’abeilles excitées complices de l’idéologie de la déconstruction tous azimuts, des suiveuses de Sandrine et autres dégénérées, devenues dames patronnesses du chaos, dernier défouloir destiné à l’hystérie de ces nouvelles féministes en mal de reconnaissance, plutôt qu’à la cause des femmes. 

Une journée de la femme ? Hypocrisie. 

La journée de la femme n’est plus qu’un gadget obsolète, un symbole périmé et ringard, où les roses et les absurdités fleurissent sur les réseaux sociaux et les médias. Une journée qui revient chaque année comme une rentrée scolaire ou un 14 juillet, avec les mêmes sujets tarte à la crème animés par des féministes agressives qui matraquent en boucle leurs sempiternels discours sexistes.

Les vraies féministes se sont détournées depuis longtemps de ces fioritures grotesques et redondantes sans intérêt pour la défense des droits de la femme.

Les vrais combats ont changé de place et de forme. Les femmes iraniennes, afghanes, et tant d’autres, subissent encore les pires sévices pour avoir osé revendiquer leurs droits. Elles sont seules dans la tourmente. Elles sont torturées, violées, maltraitées tous les jours, sous le silence des discoureurs des journées internationales des droits de la femme, des donneurs de leçons, des verseurs de larmes de crocodile, devenus soudain invisibles.

En matière d’héroïsme, quelques artistes françaises ont coupé une mèche de leurs cheveux en guise de solidarité. Mais le gag ne s’arrête pas là. Les iraniennes sont quasi absentes des médias, et des débats sur les droits de la femme.

Ce susucre bien doux et cristallisé offert aux femmes une fois par an, est une insulte au courage et à la dignité des femmes. Les actes ne sont pas à la hauteur des enjeux. Il faut impérativement mettre à jour le fonctionnement de ce ministère au titre si long et si pompeux  “chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes de la diversité et de l’égalité des chances”.  

Séraphine

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