La notion de temps

Entends-tu l’appel du primaire par rapport au temps !

Selon John Muir, l’un des premiers naturalistes modernes, “la route la plus claire dans l’univers passe au plus profond d’une forêt sauvage. ‘’ 

Forêt primaire – forêt vierge 

Certains pensent qu’il existe des forêts primaires en France. Le barde affirme  le contraire. « On peut trouver une forêt sauvage peut-être,  mais certainement pas une forêt primaire, c’est impossible. »

La forêt primaire, ou plus couramment une forêt vierge est une forêt composée d’espaces indigènes où aucune trace d’activité humaine passée ou présente n’est clairement visible. 

« Ce sont des forêts intactes (ou originelles) ou des forêts à haut degré de maturité n’ayant jamais été détruites ni exploitées, ni fragmentées, ni directement ou manifestement influencées par l’Homme.»

Donc il n’y a pas de forêt primaire en France… Selon le barde, dans une forêt vierge, l’homme a marqué sa présence par la chasse,  la cueillette, l’habitat, mais il n’a pas exploité ces lieux en termes économiques, couper des bois afin de les vendre ou de les utiliser comme matériaux de construction.  

Forêt sauvage 

Le terme sauvage est anthropologiquement apparenté à notre époque où les animaux sauvages vivent libres dans une nature où l’habitat humain est exclu.

Dans nos Vosges, nous avons des espaces de forêts sauvages où le gibier côtoie des lynx et des loups. Depuis cinq ans, les chasseurs du massif vosgien observent un changement de comportement chez les sangliers, les chevreuils, les biches et les cerfs. Le gibier est aux aguets, il est plus craintif face aux prédateurs qui rôdent.

Le primaire est-il lié à l’homme ?

Oui, sans hésiter. C’est pour le barde la clé de la définition de chacun des trois termes : forêt primaire, forêt vierge, ou forêt sauvage.

‘’Loup es-tu là ? ou homme es-tu là ? L’homme est là. Il a fait disparaître la forêt primaire. 

Selon Francis Hallé, les forêts primaires sont apparues sur notre planète au Dévonien. Il y a 380 millions d’années. Elles étaient très hautes, très belles et très riches en vie animale et végétale. Peut-être y avait-il des licornes et des dragons, mais il est certain qu’il y avait des dinosaures. Alors ? Lucie, ce fossile daté de 3 180 000 ans, serait-elle notre ancêtre ?

Le professeur Yves Coppens pensait que non, parce que le premier homme à trois millions d’années.

Mais alors qui est le premier humain ? Est-ce un homo habilis dont on trouve la trace en Afrique de l’Est ? Un homo sapiens ? 

Cette question est vraiment primaire, elle n’est pas vierge de sens et la réponse peut provoquer des réactions de sauvages.

Le barde n’est pas philosophe et il évite la question d’un revers de manche en disant « demandons au divin ».

La forêt primaire est bien loin !

“Vivons le moment présent ! » Pour le barde, il y a là un instant de fascination de la temporalité des choses. Donc le temps peut être considéré comme une des ressources « non renouvelables » ! 

Cette immense richesse nous appartient et nous pouvons tous en bénéficier, afin de cultiver la joie de vivre au  présent.

La temporalité de la forêt

La forêt peut nous faire voyager à travers les époques en admirant tout simplement des arbres en belle santé de plus de 500 ans ou 1 000 ans dans le massif vosgien. On peut admirer de tels seigneurs. Il faut prendre le temps de les chercher. C’est une belle quête et le barde vous le certifie « ce n’est pas du temps perdu ! »

La notion du temps en forêt change, l’avez-vous constaté ? 

Le constat qu’une heure passe plus vite qu’avant est perceptible. Le professeur en génie mécanique, Adrian Bejan, est convaincu que les principes de la physique peuvent expliquer la théorie de la perception du temps. Pour lui, cela dépend des changements perçus dans les stimuli mentaux. Plus exactement, la perception du temps est liée au nombre d’images que le cerveau traite et organise.

Lorsque nous vieillissons, la vitesse à laquelle nous percevons les modifications des images mentales diminue en raison de plusieurs caractéristiques physiques en transformation : la vision, la complexité du cerveau et plus tard, la dégradation des voies de transmission de l’information. 

C’est ce changement dans la vitesse du traitement des images qui conduit à l’impression du temps qui passe plus vite. 

La vieillesse est la cause de cette sensation que le temps passe plus vite. Et pourtant lorsque nous sommes en forêt le temps nous semble beaucoup plus long.

Marcello le barde du Torchis

Partager cet article :

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn