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La forêt est-elle un antidote ?

Marcello sourit. Oui, la forêt est un antidote.  « L’art d’admirer les arbres semble être le dernier refuge de la pensée sauvage de nos sociétés. » 

La mélancolie, le stress, la fatigue, l’anxiété, la peur, la tristesse, la colère, la haine, la frustration, le désœuvrement, la jalousie sont des maux que docteur forêt soigne si on la respecte. 

Le respect est un mot qui est à la mode même dans nos cités, dans nos villes, dans nos écoles, nos lycées… Le respect est un comportement, une partie de nous-mêmes.  Notre éducation, la transmission de nos racines familiales définissent l’importance que l’on donne à ce mot. La question est de savoir comment on se l’approprie et comment on le transmet.

Marcello notre barde répète, prêche, évoque que c’est votre votre façon de pénétrer dans le monde végétal, la forêt qui conditionne le partage de ses bienfaits.

Respecter la forêt, vous ouvre les portes de ses richesses à travers les phytoncides qu’elle diffuse sans compter. Elles ont des effets guérisseurs sur les blessures du quotidien. 

Le respect envers les autres est important. Et pourtant, si l’on se penche sur notre comportement face aux humains, aux animaux, aux végétaux, sommes-nous respectueux ? Seul notre miroir intérieur nous donnera la réponse.

Les espaces verts nous calment-ils ?

Dans les antidotes de la trousse de soins de notre barde, on trouve certes, l’art de cultiver sa joie, mais on y trouve aussi les espaces verts, ils sont à votre porte, un parc, un bord de l’eau, une rivière, un fleuve, un lac, un  étang, la couleur verte a des vertus apaisantes. 

« Vous seuls possédez  les clés de vos maux », nous rappelle le barde Marcello. D’une façon naturelle, non onéreuse, simple, mais il faut le vouloir et se poser les bonnes questions sans chercher les artifices de la chimie.   

Sauvons notre antidote, Il est encore temps !

Est-ce grave ? Non répond le barde, l’esprit Olca, le souffle humide, veille sur l’humanité.

« La terre de la forêt possède un souffle vital Olca, qui est très long. Celui des êtres humains est court : nous vivons et nous mourrons vite. Si nous ne la défrichons pas, la forêt ne meurt pas. Elle ne se décompose pas. La prochaine fois que vous irez en forêt, soyez vigilant. Vous sentirez le souffle humide surtout lors de ces grosses chaleurs. C’est grâce au souffle humide d’Olca que les plantes poussent».

Le barde précise, « On ne voit pas ce souffle Olca, pourtant la forêt respire et cette émanation humide est fertile. Elle a le pouvoir de faire croître la végétation, mais aussi de tempérer ces lieux et d’apporter la sensation de fraîcheur que le promeneur perçoit ».

Vous le savez tous, l’homme a besoin de son souffle pour vivre, sans respiration il meurt, comme les arbres et les plantes. Pour nos amis les végétaux, le souffle humide Olca est source de nourriture.

Le savez-vous, insiste Marcello le barde, « l’air froid surgit du monde souterrain. Lorsque le soleil se lève, la fraîcheur se réfugie dans le sol et se propage dans la nuit. Cette moiteur fraîche est un liquide fertilisant, c’est l’un des éléments essentiels qui fait croître et fleurir les végétaux. »

La déforestation à outrance affaiblit le souffle Olca et peut tarir la terre de forêt. L’effet Olca perd alors son pouvoir de fertilité et devient stérile. 

La forêt agonise doucement. Les spécialistes forestiers nous racontent que dans la terre, les graines de la forêt sont dormantes, ils nous mentent ! Ils savent que la forêt disparaîtra si la folie de l’homme poursuit sa destruction actuelle. 

Si le souffle vital d’Olca s’enfuit à jamais, la terre deviendra aride et friable. Les arbres restants se dessècheront. L’eau se retirera ou s’évaporera irrémédiablement. La naissance d’un désert s’installera avec douceur et voracité et ne  laissera aucune place à la vie. Nous avons l’exemple du Sahel que personne ne veut voir.

L’esprit de la terre-forêt 

Il se débat et se défend. Mais le souffle d’Olca se meurt. C’est l’esprit de la désertification qui s’installe peu à peu. Banshee* souffle déjà sa poudre maléfique sur dame nature et par ricochet dans les narines des humains afin de les affaiblir.

Il y a une grande urgence à la défense de notre environnement, c’est un combat du quotidien. Il est titanesque. Nous n’en sommes pas vraiment conscients, car nous restons encore irrespectueux et irresponsables face à la nature.  

Heureusement, Marcello cultive la joie et l’espoir qui sont en lui, n’oubliez pas que la joie est  le 1er antidote pour avancer positivement dans ces temps bien chahutés. 

Marcello le barde du Guirbaden

*Une banshee, banshie ou bean sí est une créature féminine surnaturelle de la mythologie celtique irlandaise, considérée comme une magicienne ou une messagère de l’Autre monde. Elle est comparable à d’autres créatures mythologiques d’Europe

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