Inflation?

« L’inflation c’est subventionner des dépenses qui ne rapportent rien avec de l’argent qui n’existe pas ».

Jacques Rueff.

Milton Friedman fondateur de « l’école de Chicago » et père du courant monétariste, définit l’inflation comme un phénomène monétaire en ce sens qu’elle est et qu’elle ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production.

Il s’est opposé aux théories keynésiennes notamment dans les années 70, années de stagflation au cours desquelles l’inflation explosa dans le contexte des deux chocs pétroliers de 1973 et 1979.

Il est notable que la fin de la convertibilité du dollar en or en 1971 par les USA et les accords de Jamaïque de 1976 ont joué un rôle déterminant dans les déséquilibres structurels, avis partagé par Jacques de Larosière, ancien patron français du FMI, dans son ouvrage : « 50 ans de crises financières ».

La période actuelle ressemble de plus en plus aux années 70 avec des taux réels négatifs (taux nominal – inflation). La croissance économique est atone et l’inflation atteint des plus hauts depuis 40 ans à plus de 8% pour les USA et la zone euro. 

Depuis le début des années 2000, et la politique monétaire laxiste de taux bas initiée par Alan Greenspan et accentuée par ses successeurs, les USA ont accru leur dette à des niveaux stratosphériques : 

30 trillions USD. La FED a fait tourner la planche à billets, son bilan passant de 1 trillion à 9 trillions USD de nos jours.

Pendant près de 20 ans, l’injection massive de liquidités a bien alimenté des bulles d’actifs : immobilier, actifs financiers, arts etc…L’inflation était partout sauf dans l’indice des prix à la consommation.

Dès que l’inflation s’est matérialisée dans les prix à la consommation, la guerre et les prix des matières premières sont devenues des coupables idéaux.

La taxe déguisée que représente l’inflation est la conséquence des politiques folles des banques centrales et des politiques ineptes d’endettement massifs des pays occidentaux.

On ne résout pas la perte de pouvoir d’achat massive pour les plus modestes par des mesures à court terme qui engendreront une perte de pouvoir d’achat à moyen terme.

Les banques centrales sont prises à leur propre piège : réduire les liquidités et monter les taux pour lutter contre l’inflation est impossible sauf à engendrer une terrible crise économique et financière déflationniste (se rapprochant du krach de 1929), laquelle sera combattue par une injection massive de liquidités qui aboutira à une hyperinflation.

En route pour Weimar…

Fasten your seat belt 

Donald Duck

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