Jâne-Terminator

Jâne n’aime pas les commerces de fringues, les plumes, les chinchillas et les boas. Elle n’aime pas les chapeaux pointus, les turlututus et les falbalas. Elle n’aime pas le foie gras, le bon vin, le Boursin, les Panzani, ni les barres Mars, les glaces Häagen Daz, Ben et Jerry, et encore moins les délicieuses crèmes glacées de nos artisans alsaciens. 

Alors ? que mange Jâne ?

A Strasbourg on raconte qu’elle ne fait bonne chère qu’en absorbant du tofu, des graines de tournesol, de citrouille de chia, du bouillon de légumes, de la verdure… après tout, chacun kiffe comme il peut. Bon, il faut quand même avouer que tout ça rend le teint blafard, et l’humeur morose. Non ? 

Non contente de tuer les commerçants et Strasbourg  à petit feu, jâne, l’ersatz vert, déploie sa police administrative au centre ville. Certains commerçants se plaignent des visites récurrentes des agents administratifs à des heures incongrues.   

Hé ! Jâne ? Pourquoi une telle hargne envers les commerçants ? 

Ils se tiennent bien, ils payent leurs impôts, ils ne laissent pas de seringues et de canettes de bière traîner dans les rues de la ville, ils n’occupent pas le centre historique sous des tentes accompagnés de leurs chiens imbibés d’alcool, ils ne se servent pas des bacs à salades de « Silence ça pousse » comme toilettes publiques, ils veillent à faire de leurs vitrines des espaces attractifs, ils agrémentent le centre ville avec leurs propres deniers…  dans tous les cas, ils ne sont pas nourris sur le dos des partis. 

Selon les commerçants, en l’espace d’une semaine, les agents de la police administrative seraient passés à plusieurs reprises, dans leurs commerces, notamment chez un commerçant strasbourgeois implanté et connu de toute la région depuis 1934, pour le sommer de fermer son établissement, à moins de présenter séance tenante, une licence ou d’une dérogation l’autorisant à rester ouvert au-delà de 21h. 

Or, l’article 139 de la loi locale, mentionne dans ce cas les commerces alimentaires mais ne vise pas les artisans !

Les commerçants déjà très préoccupés par la relance de leurs activités après la covid19, sont confrontés à des batailles supplémentaires et inutiles imposées par une municipalité qui applique sans relâche son Plan Terminator. 

Le pillage économique de Strasbourg se poursuit, jâne confisque aux commerçants leurs atouts majeurs :

Leurs terrasses, leurs places de parking sous couvert  “d’un fleurissement éphémère» place du Temple Neuf. Il faut aller voir cet espace dénué de convivialité, laid, déjà sale, où trônent encore et encore des bacs à salades déjà avariées et des poubelles en plastique pour ajouter à la laideur de l’endroit. Le tout pour la modique somme de près de 80 000 euros. Cher pour quelque salades !

Dans le cadre du plan Terminator, elle restreint la largeur des chaussées, afin qu’il n’y ait plus qu’une seule voie de circulation, réduisant ainsi le déplacement des acteurs économiques au centre ville. 

Elle relève la part de la taxe foncière affectée à l’eurométropole de 300%.  

Elle escamote le marché de noël, en mettant fin aux chants de noël diffusés dans les rues, et aux sapins à l’exception de celui de la place Kléber. 

Elle dénie toutes les spécificités d’une Alsace européenne au régime concordataire qu’elle rêve de déconstruire avec l’appui de ses méphitiques alliances … La suite du Plan Terminator est à venir. 

Mr Christophe Weber, de l’UMIH à Strasbourg place de Bordeaux, se bat déjà sur ce sujet depuis plusieurs mois avec l’adjoint qui a décidé d’assommer le peuple. 

Après 2 années de Covid, les artisans strasbourgeois sont debout et vigilants. La municipalité a le devoir de les soutenir, et non de les anéantir. 

Jâne veut montrer aux strasbourgeois qu’elle bosse, elle s’agite, elle fait et elle défait, elle dépense, et détruit ce qu’elle dépense avec l’argent qui ne lui appartient pas. Elle est bornée et difficile dit son entourage, et faute de bœuf, Strasbourg fait labourer par son âne, en attendant des jours meilleurs.

Tata Yoyo

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