La République des transfuges et des grandes gueules

Par où commencer ?  La réélection d’Emmanuel Macron ? Bof. Son discours d’investiture ? Bof. Le Serment de Strasbourg au Parlement Européen, L’Ukraine, Poutine, le coup de maître de Mélenchon, la sécurité ?  Bof, bof, bof…. « Vanité des vanités,  tout est vanité ! Et il n’y a rien de nouveau sous le soleil ! *

C’est même plus drôle l’info, tous les journaux, et même les DNA, disent la même chose sur les bases de l’AFP qui ne dit jamais rien. Sur les chaînes de télévision, c’est pire, les infos passent en boucle, on karchérise large ce qui reste de matière grise aux téléspectateurs. En réalité, on passe du même sujet au même sujet. 

Et si on parlait de Manu à la recherche d’une Première Ministre ? A ce poste Emmanuel Macron penche pour le choix d’une femme. Selon les statistiques, les femmes seraient plus fidèles et plus sérieuses sur le plan professionnel. 

Il en cherche une plutôt nunuche, plutôt PS, peu importe les compétences, le flacon doit contenir une fragrance d’allégeance sans conditions. Elisabeth Borne fera l’affaire, elle vient d’être nommée première ministre au grand dam de Mélenchon.

Des miettes, encore des miettes. C’est ce que l’histoire retiendra de la politique française, sous le règne de Macron I et Macron II.  C’est encore lui qui a donné le mauvais exemple. 

Peu de français le savent, Manu c’est pas un politicien. Manu ? C’est un sacré businessman biberonné à l’école de la finance. Il a réussi à s’acheter à bas prix le stock deuxième choix du patrimoine PS, et une bonne partie du Patrimoine LR. Dans la profession on dit que : » le mec c’est un tueur ». 

Sauf que, maintenant, il y a un autre tueur. C’est le fada qui se prend pour la République.  Actuellement, il chante à tue-tête : « La victoire nous voilà ! ». 

Lui aussi a acheté en solde, les miettes des prétendus écolos, les miettes d’un PS moribond, les restes de quelques communistes, qui serviront à faire la promotion de la gastronomie française, comme si on avait du temps à perdre à écouter les sornettes d’un Roussel  qui s’y croyait….

Pour le franc symbolique, Mélenchon s’est encore payé quelques trotskistes. Sachez que dans une salle de vente aux enchères, les trotskistes se vendent comme des collectors. En politique, ils restent toujours dans le panier des nanars invendables. 

Les insoumis n’iront pas loin. L’addition des miettes éparses n’a jamais engendré une action politique efficace. Au contraire, elle est un moyen infaillible de développer les luttes intestines, les rivalités, querelles, conflits, hostilités, affrontements comme c’était le cas au PS.

Chacun des seigneurs a fait croire au peuple de France, dont la crédulité n’honore pas 1789, ou mai 68, qu’il y a une alternative. Laquelle ? 

Macron a surfé sur la peur, Mélenchon a surfé sur la colère, la droite a surfé sur l’image de Valérie Pécresse, le PS a surfé sur l’image de la maire de Paris, et pendant que les alliances se faisaient derrière les fagots, on assistait en pleine campagne, à un ballet de transfuges pour ne pas dire de lâches. 

Le peuple rebelle du XVIIIe siècle, hommes et femmes, rats des villes ou rats des champs, n’affronte plus le pouvoir absolu. Le peuple rebelle a fini par se taire, vaincu par la force de frappe des aigrefins qui ont fait une OPA sur les clés du Royaume.  

« A quelque chose malheur est bon» dit le proverbe. Les dinosaures du PS « s’organisent », la bonne blague ! Les plus intègres d’entre eux n’ont pas quitté le navire malgré le naufrage. 

François Hollande parle d’une reconstruction « quoiqu’il advienne ». Que faisait-il au temps chaud ? Il persiste à faire la cigale, sans état d’âme et déclare solennellement : « Une initiative devra être prise au lendemain du scrutin et avant les législatives pour reconstruire la gauche des responsabilités…  J’y prendrai toute ma part, parce que c’est tout le sens de ma vie ». « L’idée socialiste, elle est là, le parti tel qu’il est, il est quand même maintenant usé, fatigué et il est surtout divisé ». Nom d’une pipe ! Sacré constat ! 

François Hollande a oublié dans quel état de délabrement il a laissé le parti de la rose, mais il prétend avoir des idées… Et pendant qu’il rêve, dans les cales du bateau, le clan Cazeneuve, Delga,  Cambadélis parle d’un nouveau parti et d’une nouvelle ligne. Et la braderie  continue ! 

Ce n’est pas seulement la République des transfuges, mais aussi la République des Grandes Gueules.  

Qu’adviendra-t-il de ce champ de friches au lendemain des législatives du mois de juin ?  Il est temps que les grabataires du PS quittent la scène et ouvrent les portes à tous ceux qui ont l’ambition de reconstruire le pays, de recréer un véritable parti de gauche, sans les courants machiavéliques qui ont été des facteurs de luttes intestines mortifères. Or, ni la droite ni la gauche n’ont jamais réussi à réunir les conditions pour retrouver enfin un Phoenix flamboyant.

Séraphine

*L’Ecclésiaste

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