Il y a les chanteuses de variété, les starlettes de supermarché, les intellos, celles à gros lolos, les sexys, les lolitas, les rockeuses, les slameuses, les rappeuses, les gueulardes, les sussureuses, les engagées, les enragées, les rebelles-dont-on-se-fout, les pas très belles-mais-on-s’en-fout, les chanteuses à textes, celles à prétextes, les chanteuses à voix, les chanteuses en bois, les chanteuses de bal, de karaoké, les punkettes de salon, les minettes en blouson, les népo-babies en manque de frissons, les bourgeoise à guitare, les prolos en pétard, les brailleuses d’Eurovision, les miauleuses de télécrochet, les écorchées de studio, les momifiées de la radio, les prêtresses à paillettes, les divas survoltées, les icônes surannées, les yéyés recyclées, les vestales du murmure, les reines de la fêlure.
Et puis, il y a eu Catherine Ringer.
Celle à qui on n’a jamais pu mettre d’étiquette, celle qui n’est jamais rentrée dans aucune case.
Elle était inclassable.
Nous sommes inconsolables.
Nathalie Bianco