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Du fric du fric du fric !

Les Tuche qui gouvernent l’Europe ont des passions simples : le fric, le fric, le fric. Pas le leur, for sure (prononcez for choure), mais celui des autres, de préférence celui des épargnants sans-dents. Les Euro-Tuche ont une obsession : accaparer par tout moyen l’épargne des Européens pour, soi-disant, l’injecter dans l’économie.

Pour la funeste Ursula, dont les Allemands se sont débarrassés pour incompétence, « L’Europe a de l’épargne. Malheureusement, cette épargne est paresseuse ». Comme ses détenteurs ?

Ces gens-là ne sortent jamais du registre du mépris distant, les précautions de langage masquant à peine leur dégoût pour la populace. Lors des Rencontres des entrepreneurs de France, elle a expliqué que « 10.000 milliards d’euros d’épargne des ménages restent aujourd’hui sur les dépôts bancaires », et qu’il faudrait les « mobiliser » pour financer la croissance. On pourrait peut-être lui suggérer d’en consacrer une partie à la reconstruction des industries automobile et nucléaire qu’elle a contribué à détruire ?

Certes, le marché ne sait pas retenir les capitaux européens, dont une partie part aux U.S.A. où la bourse est historiquement plus performante que les bourses européennes (environ 3% en moyenne par an supplémentaire aux Etats-Unis, sur un siècle), mais si on en est là aujourd’hui, Von der Leyen et ses comparses n’y sont pas pour rien. S’ils n’avaient pas activement œuvré à la désindustrialisation des pays européens, financé exagérément une sphère publique de plus en plus gourmande sans jamais en évaluer l’efficacité, imposé des réglementations élaborées à la va-vite pour répondre aux lubies du moment sans s’assurer qu’elles ne fragilisaient pas des pans entiers de l’activité économique, peut-être que les épargnants et détenteurs de capitaux auraient été moins frileux.

On peut ajouter à cela une passion sans limite pour la concurrence libre et sans entraves – sauf rare exception- qui a pour conséquence une ouverture des marchés à la Terre entière, exposant les entreprises européennes à des coûts de fabrication inatteignables en Europe, le tout soumis à un flot continu de normes changeantes et à géométrie variable. Par conséquent, rien n’est fait pour rassurer l’investisseur potentiel alors qu’il s’agit, pourtant, d’une condition primordiale pour investir. Dans ces circonstances, le bon père de famille préfèrera toujours l’épargne paresseuse, car il préfère la confiance à la défiance.

A propos d’argent, on attend toujours la communication des SMS échangés par Ursula avec certains labos lors de la période Covid… Mais il ne s’agissait peut-être pas d’argent dormant qui n’avait pas vocation à relancer la croissance…

O.T.

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