Selon les DNA, l’intégralité de l’analyse de l’audit financier commandé par Catherine Trautmann dès son arrivée aux affaires sera disponible à l’automne. Mais, à écouter la maire, on discerne déjà un peu plus que ses contours. « Heureusement qu’on n’a pas fait le tram nord » ; « Je ne suis pas surprise de la situation des finances de la Ville, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit si difficile. » Le ton est donné.
Attendre cet audit comme un événement relève plutôt de la mise en scène politique : la situation de « surchauffe » financière de la Ville et de l’Eurométropole est pourtant déjà parfaitement documentée par la Chambre Régionale des Comptes.
En réalité, on peut craindre que dramatiser la trajectoire budgétaire aujourd’hui permette précisément de préparer l’opinion au renoncement de certaines promesses de campagne.
Comme je l’indiquais récemment, la municipalité fait face à un double défi structurel : ralentir les dépenses pour freiner l’endettement et stabiliser impérativement la fiscalité locale, tant directe (taxe foncière) qu’indirecte (tarifs de stationnement).
La véritable responsabilité politique ne réside pas dans l’attente d’un diagnostic déjà connu, mais dans la rigueur de la gestion quotidienne.
C’est à ce prix, et par cette cohérence, que le pouvoir d’achat des Strasbourgeois doit être érigé en priorité et sera durablement préservé. « Heureusement qu’on n’a pas fait le tram nord » ; « Je ne suis pas surprise de la situation des finances de la Ville, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit si difficile. » Le ton est donné.
Marc Merger