J’ai mis la musique fort, assez fort pour ne plus entendre dehors, ne plus entendre le monde tourner, ne plus l’entendre me parler. Et j’ai levé encore d’un cran. Pour être bien enfermée dans ma bulle, dans mon camp.
J’ai accéléré.
J’ai pensé que je n’avais que deux vitesses, en amour, en ivresse : hypnotiquement obsédée ou pas intéressée.
Je ne sais laquelle je dois espérer car l’obsession ronge le cerveau, le cœur, la peau. Et l’indifférence, lentement, détruit, à pas de fourmis.
Nous courons après l’extase. L’extase : le dernier étage de l’émotion. À la folie, à la passion.
L’extase, de l’addiction le gaz.
Inspirez. Expirez.
Recommencez.
Tous droits protégés©️Martine Benz