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En attendant Trautmann

La polémique surgie autour d’un appel téléphonique passé avant le second tour dit moins de Catherine Trautmann que de l’état du débat public strasbourgeois. À intervalles réguliers, les mêmes acteurs s’emparent de sujets extérieurs à la vie municipale pour y projeter leurs combats, au risque d’entraîner la ville dans des tensions qui ne sont pas les siennes.

Une ville qui doit retrouver sa mesure

Strasbourg n’a pas vocation à être l’écho immédiat des conflits du Moyen-Orient.
Le jumelage avec Ramat Gan existe depuis plus de trente ans.
Exprimer une solidarité après un bombardement n’a rien d’inhabituel, et certainement rien qui justifie une mise en accusation publique. Ce type de réaction, disproportionnée et souvent alimentée sans vérification, contribue à déformer les enjeux municipaux.

L’héritage d’un climat de crispation

La précédente mandature avait vu se multiplier les controverses importées, donnant à des groupes très minoritaires une influence excessive. Les Strasbourgeois en ont tiré les conséquences lors des dernières élections. Le besoin d’apaisement, de cohérence et de stabilité s’est exprimé sans ambiguïté.

Un mandat attendu sur les fondamentaux

Catherine Trautmann arrive avec l’expérience nécessaire pour recentrer l’action municipale sur ses responsabilités premières : gérer, sécuriser, aménager, rassembler. Les Strasbourgeois n’attendent pas de leur maire qu’elle arbitre les débats internationaux, mais qu’elle veille à la qualité de vie, au fonctionnement de la cité et à la cohésion de ses habitants.

Sortir des polémiques inutiles

Il est souhaitable que chacun retrouve un sens des proportions. Une ville ne peut être gouvernée dans la réaction permanente à des polémiques fabriquées. L’administration municipale doit pouvoir travailler sereinement, sans être entraînée dans des controverses sans rapport avec son mandat.

Un climat à reconstruire

En attendant l’installation de la nouvelle équipe, une évidence s’impose : Strasbourg a besoin d’un cadre clair, d’une parole publique stable et d’une hiérarchie des priorités respectée. Remettre la ville à l’abri des agitations extérieures sera l’un des premiers défis de la nouvelle maire.

Silvia Oussadon Chamszadeh

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