L’IA fait les titres de l’actualité ainsi que le niveau des taux d’intérêts sur l’OAT.
Plusieurs titres sont annonciateurs de scénarios catastrophes.
L’IA serait capable de détruire l’humanité. Qui sont les prophètes de malheur ?
Ni plus ni moins que les patrons des grands groupes d’IA : Sam Altman d’OpenAI (ChatGPT) et Dario Amodei d’Anthropic (Claude).
En effet, ces derniers poussent pour une régulation et une supervision plus forte afin d’atténuer les risques extrêmes de « catastrophe ». Dario Amodei, tel un pompier pyromane, souhaite que le congrès et le gouvernement soient impliqués avec une tierce partie en charge de la supervision.
Selon le New York Post, la tierce partie est décrite comme pleine de wokistes avec des conflits d’intérêts majeurs impliquant le dirigeant de Anthropic.
Tout est parti d’un message posté par un ex-salarié de Anthropic décrivant les dangers de l’IA selon ses dires. Cet ex-salarié a été associé à des initiatives réunissant le sénateur Bernie Sanders et l’ex-conseiller Steve Bannon pour promouvoir une IA contrôlée par l’humain. Bernie Sanders vient de déposer un projet de loi intitulé « Ban Artificial Superintelligence Act ». Il propose des sanctions criminelles lourdes allant jusqu’à 20 ans de prison. Quoi de plus étonnant de la part d’un communiste. Tous au goulag !
Quel bel attelage entre deux employés déchus et un sénateur communiste.
Qu’on ne s’y trompe pas. Tout ce raout a pour similitude une opération d’influence en provenance des démocrates. Les patrons de la tech sont en grande majorité démocrates.
Les sorties récentes des élus démocrates, comme le sénateur Ossof de Géorgie, les ex-candidates Hillary Clinton et Kamala Harris, ou l’ex-président Obama, montrent une volonté de réguler massivement l’IA. Le New York Post vient de révéler que Sam Altman a embauché la fille de Chuck Schumer, chef des sénateurs démocrates.
Les démocrates, et la gauche au sens large, ont toujours été attirés par le contrôle de la société.
L’objectif final serait donc de confier plus de pouvoir à des élites non élues pour imposer leurs conditions « aux manants ».
Ce n’est pas parce que Donald Trump a combattu et chassé les wokistes qu’il faut les laisser revenir par la fenêtre ouverte par les géants de l’IA.
Pourquoi les dirigeants de l’IA pousseraient-ils à une régulation massive du secteur en association avec le parti démocrate ?
Pourquoi assistons-nous à des postures similaires adoptées par des dirigeants progressistes à travers le monde ?
Ils se réfugient derrière les messages apocalyptiques d’une IA dangereuse pour l’humanité.
Deux remarques :
Si l’IA, qu’ils sont en train de développer, est si dangereuse, rien ne les empêche de la débrancher et de stopper leurs recherches. Le gouvernement n’a rien à faire dans cette histoire.
Anthropic a prévu de lever près de 100 milliards de dollars lors de son IPO, pour une valorisation autour de 2000 milliards de dollars. OpenAI vient de repousser à 2027 son IPO la valorisant à 1000 milliards de dollars. Ils devront être transparents et publier des données financières qui ne semblent guère reluisantes. Des marges en baisses et des dépenses en hausses dans la puissance de calcul ?
Leur survie dépend -elle de l’interdiction des modèles open source concurrents ?
Ces sociétés veulent en fait cartelliser le marché, bloquer tout nouvel entrant et écraser la concurrence naissante des IA open source.
Toute cette hystérie n’est rien d’autre qu’une affaire financière et commerciale afin de protéger des marges élevées (de près de 80% pour Anthropic) ainsi que leurs parts de marché face à des concurrents et aux modèles open source moins chers.
C’est d’ailleurs l’avis d’un des fondateurs de Hugging Face (racheté par Nvidia), spécialiste IA open source : « Cela a tout à voir avec l’introduction en bourse, et rien à voir avec la sécurité ».
Le stratagème d’Anthropic/OpenAI/Google pour que le gouvernement les régule suit un schéma récurrent. Chaque grande nouvelle industrie a fait de même : les pharmaceutiques, la banque, la finance, l’agriculture, le logiciel, les médias sociaux etc… C’est un schéma conventionnel de cartellisation et la forme économique dominante des 150 dernières années.
Quelle est la leçon de cette histoire ?
Dario Amodei et Sam Altman peuvent ralentir leurs propres recherches autant qu’ils le veulent.
Nous assisterons à un basculement massif vers l’IA open source et les déploiements sur site.
Le prestigieux cabinet d’avocats d’affaires américains Latham & Watkins, qui achète des serveurs Nvidia pour mettre en place des systèmes d’IA internes, en est l’exemple.
Si vous ne possédez pas le modèle et les ressources de calcul en local, n’importe qui peut vous arrêter d’un simple caprice. Personne ne veut miser son avenir en faisant confiance à Dario Amodei et Sam Altman.
Le coup de gueule de Dario aurait dû être limité à un email interne. En tant que PDG, il peut décider de ralentir, d’arrêter ou de fermer Anthropic AI.
Malheureusement, ils ne sont pas les seuls. En sus des quelques 40 parlementaires britanniques qui demandent au Premier Ministre anglais, l’interdiction immédiate du déploiement de la Super Intelligence Artificielle, une vingtaine de pays réunis lors de l’assemblée générale de l’ONU ont publié une déclaration appelant à un contrôle accru de l’IA selon la vision de Dario Amodei.
Si ces pays tels que l’Australie, le Canada, des pays de l’UE (Allemagne, Denmark, Pays-Bas,..), la Turquie, les UAE veulent ralentir, grand bien leur fasse….
De toute façon, avec la dynamique actuelle, ils ont perdu.
Les USA et la Chine ont gagné.
Évidemment la Chine applaudit !
La Chine a comblé l’écart en IA avec les États-Unis : en matière de savoir-faire, de talents, et presque aussi en matériel, tout en étant bien plus avancée que l’Amérique dans la production d’énergie.
La récréation est terminée !
Donald Trump s’oppose à tout ralentissement de la course à la Super Intelligence Artificielle :
« Whoever wins IA, wins ».
Et avec son génie légendaire, il vient de les démasquer. Lors d’une conversation avec Jensen Huang, le patron de Nvidia, Donald Trump a déclaré : « Tout ça, c’est une supercherie. Les data centers sont formidables et ils rendent les gens riches, les états riches, c’est plus grand que l’internet…. C’est le pétrole des 20 prochaines années…. Les robots ne prendront pas le contrôle. Toute cette affaire est une supercherie. ».
Alex Karp, patron de Palantir abonde dans le même sens : « Si nous n’avions pas d’adversaires, je serais très favorable à une pause complète de cette technologie, mais nous en avons. »
Il a absolument raison. La Chine a comblé l’écart en matière d’IA avec les États-Unis. Tout ralentissement américain de l’IA livrerait la suprématie en IA à la Chine.
Ce scénario est bien plus effrayant que tout « IA rebelle » hypothétique.
En France, également, nous avons nos prophètes de malheurs sur la prochaine faillite du pays.
La deuxième partie sera consacrée à la situation financière de la France.
Donald Duck