Aujourd’hui la France rend hommage à un homme politique français.
Aujourd’hui, tous les éléphants d’hier louent sa gloire, sa probité et chantent ses louanges. Il y a des hommes qui répondent à leur oraison funèbre et d’autres, comme Lionel Jospin, qui n’ont jamais été…
Lionel Jospin n’a pas été seulement un Premier ministre austère ou un socialiste sérieux. Il a mené une double vie politique : militant trotskyste lambertiste et infiltré du Parti socialiste. Deux logiques qu’il a servies en secret, façonnant toute sa carrière.
Jospin privilégiait les bureaux et les commissions aux tribunes. Il travaillait dans les structures internes pour verrouiller le parti, sans chercher l’adhésion des foules. Il avançait en silence ; chacun de ses mouvements était calculé et discret pour éviter les oppositions directes. Il imposait sa ligne par capillarité, plaçant ses alliés aux postes clés et laissant ses décisions s’imposer sans confrontation.
Cette méthode explique sa maîtrise du PS, sa rigidité et son éloignement du terrain. Elle explique aussi sa chute en 2002, lorsque le pays a découvert qu’un homme qui se voulait moral et sérieux les avait trompés en avançant masqué pendant des décennies.
Finalement, Jospin a affaibli le Parti socialiste.
Sa stratégie interne, sa distance avec les militants et son incapacité à moderniser le parti ont fait de lui le fossoyeur du PS, laissant derrière lui un parti désorienté et incapable de se relever, à l’image de toutes les fourberies de Jospin et de tous ceux qui l’ont suivi.
Aujourd’hui, c’est son jour. Qu’il repose en paix.
Seraphine