Je crois que nous assistons à un grand moment d’ornithologie contemporaine.
Des cohortes d’influenceurs français à Dubaï, futiles volatiles décérébrés, longtemps observés en habitat luxueux sédentaire — zone détaxée et piscine chauffée — redécouvrent soudain leur instinct migratoire.
Pendant des années, ces affreuses pintades siliconées et leurs vilains dindons bodybuildés de mâles ont clamé leur mépris pour le poulailler français.
Et puis… quelques tirs de missiles plus tard, les paons bling-bling redeviennent des moineaux effarés.
Alors, fini de frétiller du croupion.
Ça s’affole, ça pleure, ça caquette, ça piaille.
Ça lance des appels vibrants à la solidarité nationale.
(Solidarité qu’ils avaient soigneusement contournée en prenant leur envol fiscal.)
« Nan, mais on est français quand même ! »
« La France, protégez-nous ! »
« Envoyez l’armée pour nous chercher ! Maintenaaaant ! »
« On veut partir d’ici ! »
Ben non.
Visiblement, on peut augmenter le volume des lèvres, des seins, du cul, mais pas encore celui du cerveau.
Le coq gaulois, ce n’est pas un chauffeur Uber qui se pointe en un claquement de doigts.
Et le mode « avion », c’est pour tes stories, poulette.
Pas pour exiger un pont aérien immédiat.
Nathalie Bianco