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Trump Derangement Syndrome

« Ma façon de négocier est assez simple et directe. Je vise très haut, puis je continue de pousser, pousser et encore pousser pour obtenir ce que je veux. »  Donald Trump

Le monde entier est pris de folie anti-Trump, bien connue en Amérique sous l’appellation TDS. Cette folie a traversé l’Atlantique : la simple évocation de son nom suffit à rendre les gens fous et à les faire basculer dans l’irrationalité. Parfois, cela se combine avec un antiaméricanisme primaire qui surgit des tréfonds de l’histoire.

Les réactions politico-médiatiques en Europe sont d’autant plus risibles que les gauches progressistes et centristes tentent de se refaire la cerise en diabolisant Trump et sa politique, espérant ainsi disqualifier toute orientation politique qui ne serait pas la leur, et ce, malgré leurs bilans catastrophiques. Les droites européennes et les électeurs sont prévenus.

Trump appartient à une génération qui a connu tous les présidents américains depuis Truman, le boom économique de l’après-guerre, la guerre froide et la chute de l’URSS grâce à la politique de Reagan.

Le déclassement et la désindustrialisation ont été amorcés vers la fin des années 80.

Déjà dans les années 80, il critiquait l’attitude des États-Unis face à la concurrence du Japon, alors deuxième puissance économique mondiale. Sa politique vis-à-vis de la Chine, qui a depuis remplacé le Japon, n’est donc pas surprenante. Sa volonté de réindustrialisation et de maîtrise des supply chains face à la Chine s’explique par son objectif de consolider la place de l’Amérique comme seule superpuissance mondiale.

Il n’hésite pas à user de tous les artifices disponibles : jouer le Schtroumpf débile et imprévisible, créer de l’incertitude pour déstabiliser ses adversaires, adopter la stratégie du chaos, et autres schtroumpfries lui permettant de d’atteindre ses objectifs.

Il a toujours énoncé clairement ses intentions : il suffit de l’écouter. Il déroute politiciens et experts, car il tient parole et réalise ses promesses électorales, chose rare de nos jours. 

Trump n’est pas un homme politique ni un idéologue au sens classique ; il applique à la politique les codes du monde des affaires dont il est issu.

Il a détruit la bienséance et les convenances du monde politico-médiatique en s’adressant directement à l’électeur, notamment en utilisant des caricatures moqueuses pour ridiculiser des postures et des choix politiques ineptes. En un sens, il a redonné de l’espoir en la politique et en la capacité d’obtenir des résultats, l’impuissance publique n’étant plus une fatalité.

 Il n’hésite pas à mobiliser toute la puissance américaine économique, (y compris les droits de douane), militaire et diplomatique, pour affirmer la domination mondiale. 

Son bilan économique, politique et international montre que, malgré certaines erreurs et mauvais choix, il donne actuellement des résultats globalement positifs, car alignés sur les intérêts des États-Unis et les préoccupations de ses électeurs. Le bilan sera fait à la fin de sa présidence en janvier 2029.

Ceux qui le critiquent aux États-Unis sont ses opposants politiques, cela fait partie du jeu démocratique. On aurait toutefois pu s’attendre à des critiques programmatiques et à des propositions alternatives. Pour exemple, personne n’apporte d’autres solutions face à l’endettement accumulé depuis quarante ans, ni à l’inflation issue de la planche à billets massive depuis 2008.

Deux solutions existent pour régler un endettement massif : une forte croissance ou de l’inflation. Que propose la gauche, si ce n’est plus d’impôts ? Le dogme keynésien domine encore à Wall Street et en Europe, en dépit de l’inefficacité des QE, préférant blâmer les politiques de Bessent et de Trump plutôt que d’admettre son propre échec. Encore un exemple que le syndrome TDS persiste à Wall Street.

Il est toujours plus facile de s’attaquer à sa personne. On quitte alors la politique pour basculer dans l’irrationalité lorsqu’il est comparé à Hitler, Himmler ou qualifié de fasciste. Aucun argument sérieux n’est avancé, seulement le fameux reductio ad hitlerum.

Pourquoi suscite-t-il une telle haine ? D’autres hommes politiques de droite n’ont pas subi un tel traitement. Vraisemblablement parce qu’il a réussi, et que sa réussite a dévoilé les échecs consubstantiels d’un système politico-médiatique bureaucratique souvent progressiste. Montrer aux électeurs que le Roi est nu est une limite qu’il n’aurait pas dû franchir à leurs yeux. C’est dans ce contexte qu’il faut analyser les chasses aux sorcières juridiques, le faux Russiagate de 2016, les accusations de fascisme ou de maladie mentale, ainsi que tout le brouhaha médiatique.

Mais rien de tout cela n’a empêché les électeurs de l’élire deux fois président en 2016 et 2024.

En plus d’être un célèbre tycoon de l’immobilier, il est un homme des médias qui maîtrise les outils de communication et définit ainsi les termes du débat.

Et pourtant, il est très facile à décrypter : que journalistes et experts lisent son livre The Art of the Deal. Tout y est. Il y décrit sa manière de faire des affaires : penser grand, contrôler le récit, utiliser le rapport de force, négocier agressivement tout en restant flexible. Le livre en dit long sur la psychologie du pouvoir et de la négociation.

Schtroumpf à ses heures, mais loin d’être Fou…

Donald Duck

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