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Vive le Vénézuéla libre, et, demain, vive l’Iran libre !

La Chronique de Patrick Pilcer 

Bravo aux Etats-Unis et au Président Trump pour le grand succès de l’opération Absolute Resolve au Vénézuela. Maduro et les héritiers du triste sire Chavez vont, enfin, pouvoir répondre de leurs crimes devant un Tribunal. Et les habitants du Vénézuéla pourront, je l’espère, très vite, respirer l’air de la Démocratie et du Progrès social et économique.

Tous les Français attachés à l’esprit de notre République, aux belles valeurs universelles que notre pays porte, à la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, au principe de Laïcité et donc à la Liberté Absolue de Conscience, ne peuvent qu’applaudir à la réussite de cette opération qui ouvre 2026 et apporte une espérance nouvelle pour le Vénézuéla mais aussi pour les peuples soumis aux dictatures. 

Je pense à Cuba, à l’Iran, à la Corée du Nord, à l’Afghanistan, tout comme à nos amis Libanais, qui aimeraient se débarrasser du Hezbollah, ce groupe terroriste dirigé par l’Iran, à nos amis Gazaouis, qui aimeraient se libérer totalement du joug du Hamas, et qui aimeraient qu’Israël et les Etats-Unis désarment ces terroristes barbares et les mettent hors d’état de nuire, à nos amis Kabyles qui revendiquent leur indépendance, à nos amis Algériens qui aspirent à une véritable démocratie mais qui sont encore sous la férule d’une caste militaire, à nos amis Nigériens qui ont voté, démocratiquement, pour le président Mohamed Bazoum, aujourd’hui en prison, et qui se retrouvent eux aussi sous le joug d’une dictature. La liste n’est malheureusement pas exhaustive.

Alors oui, je ne suis pas trumpiste, mais je félicite le Président Trump ! et oui, je ne suis pas Macroniste mais bravo aussi au Président Emmanuel Macron pour sa réaction à cette intervention majeure. Je regarde l’acte, la déclaration, pas les personnes. 

Une fois n’est pas coutume, je suis totalement en phase avec sa première réaction, même si je crains le « en même temps »…, et je ne suis nullement surpris par les déclarations de l’extrême gauche, de Mélenchon à Villepin, et d’une partie de la gauche « bien pensante ». 

Cette gauche perd un de ses « héros ». Elle se cachait les yeux, ne voulant voir les atrocités de ce régime, ses crimes contre l’humanité comme ses liens avec les mouvements terroristes et les cartels de la drogue. Cette gauche avait théorisé le devoir d’ingérence, puis le droit d’ingérence et aujourd’hui préfère se blottir derrière le « droit international ». 

Cette gauche, face à Staline, face aux Khmers Rouges, face à Khomeiny, préférait avoir tort avec Sartre que raison avec Raymond Aron ! Elle préfère avoir tort avec Maduro que raison avec Trump ! Elle oublie qu’elle se faisait le chantre du droit puis du devoir d’ingérence en s’agitant partout dans les médias aujourd’hui avec ce « droit international ».

Mais où est le « droit international » pour garantir la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ? Où est le « droit international » pour protéger les Vénézuéliens ? Où était le « droit international » pour garantir le résultat des urnes en 2024 ? Où est le « droit international » pour protéger le peuple iranien contre la mollarchie qui a pendu plus de 1500 personnes en 2025 ? Avez-vous entendu cette gauche s’émouvoir du sort des Iraniens ? A quand une flottille pour aider les Iraniens, un convoi pour les femmes afghanes, pour les Druzes ou pour les Chrétiens en Syrie ? Où sera le « droit international » si l’Algérie réussit à faire condamner la France à l’ONU prochainement pour son passé colonialiste ? Avec une Assemblée des Nations aussi brinquebalante, avec une ONU dépassée, désuète, inadaptée aux enjeux actuels, gageons que cette condamnation sera très vite actée. 

Le « droit international » n’est ni figé ni sacré, il doit évoluer, il est aujourd’hui inapplicable car obsolète, et ce serait une erreur de brandir ce droit pour condamner l’opération américaine. 

N’oublions pas non plus la guerre que nous mènent les cartels de la drogue et les pays voyous qui en profitent. Où est le « droit international » dans cette guerre pour aider nos populations ? Avez-vous entendu ces voix de gauche, une seule fois, dans la dénonciation de ces producteurs de poison ? Ces réseaux, ces cartels, ces pays voyous ont en commun un objectif : détruire nos pays, détruire notre jeunesse. Il s’agit d’une guerre qu’ils nous ont déclarée. On ne choisit pas ses ennemis, ce sont eux qui nous choisissent, et ces dealers et trafiquants nous ont choisi. Ne fermons plus les yeux et gagnons cette guerre, au côté de nos amis américains.

Mais là, force est de constater la totale inaction de l’Europe et de la France dans la lutte contre les producteurs de drogue. Pourquoi ne fait-on absolument rien contre la production de drogue dans la plaine de la Bekaa au Liban ? ou en Colombie, au Vénézuéla, dans le Rif marocain ? Plutôt que de se réfugier derrière le « droit international » pour condamner, comme toujours, les Etats-Unis, et à travers les Etats-Unis, les démocraties qui se défendent, nos « belles âmes », de gauche et d’ailleurs, devraient prôner une lutte acharnée contre le trafic de drogue, et contre les ennemis de la liberté.

Est-il surprenant que l’Iran et le Hezbollah soient parmi les plus proches alliés de Chavez puis Maduro, et, « en même temps », proches des principaux producteurs de drogue ? Qui sont aussi les chefs des réseaux du trafic de drogue dans nos « cités » ? Quels sont leurs liens avec ces pays voyous, avec nos ennemis déclarés ? quels sont les liens entre ce trafic de drogue et le financement du terrorisme ? 

Bien sûr, on ne peut que regretter que la fin de Maduro soit due à une opération militaire extérieure, que cette opération soit justifiée par la « bonne cause » et non par des « tenants de la raison ». Mais le résultat des urnes a été foulé aux pieds en 2024. 

Souvenons-nous de l’enseignement d’Hegel, l’un des chantres de la philosophie de l’intention : aucune action morale n’est parfaitement pure, aucune action efficace n’est parfaitement morale. Napoléon n’a pas agi par la Raison mais animé de ses passions de gloire, de conquête, d’argent. La ruse de la Raison est justement de profiter des passions des hommes pour arriver à ses fins. 

Soyons rusés et utilisons les passions de Trump pour faire avancer la Raison, la Démocratie, le Progrès, partout. Regardons l’acte, pas le personnage. Avec Hegel, voyons dans cette opération militaire américaine, remarquablement menée, une ruse de la raison qui nous amène au progrès dans la conscience de la Liberté…

Alors oui, bravo à Trump et aux Etats-Unis, et soyons alliés, une fois de plus, dans cette guerre contre le narcotrafic, contre le terrorisme et contre les états voyous ! Ne soyons ni aveuglés ni bâillonnés par ce « droit international », réformons en profondeur l’ONU et gagnons cette guerre, il en va de la légitime défense comme de notre survie !

Face aux dictatures, face au terrorisme, face au narcotrafic, la neutralité n’est jamais une vertu. La liberté n’avance jamais par des discours mais par les actes qui la rendent possible. Sachons reconnaître, parfois, la ruse de la Raison à l’œuvre dans l’Histoire.

L’histoire ne progresse jamais par la pureté des intentions, mais par le courage d’agir quand la liberté est en jeu.

En 2026, choisissons l’action responsable plutôt que l’impuissance vertueuse.

Patrick Pilcer

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