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Le vrai héros

Il y a ceux qui sont dotés de super pouvoirs et qui portent cape et collants moulants ; il y a les jolis-fluets-dont-l’héroïsme-va-se-révéler-peu-à-peu-dans-une-quête-fantastique.

Il y a les dandys, les vengeurs, les déjantés, les insolents, les ténébreux à mèche et les testostéronés en débardeur. Il y a ceux qui ont des supers pouvoirs et ceux qui ont juste des gros muscles. 

Quand j’étais enfant, j’étais amoureuse d’Albator, et puis plus tard, j’ai eu un petit crush pour Bruce Willis dans Piège de Crystal et Keanu Reeves dans Matrix. Encore aujourd’hui, s’il y a une pétition pour qu’Idris Elba reprenne le rôle de James Bond, j’en serai la première signataire. 

Dans la vraie vie, c’est différent. 

Dans la vraie vie, le héros porte un uniforme pas particulièrement sexy. 

Il pose, grave et fier sur la photo, avec ce regard qui semble déjà savoir qu’au moment fatidique, il ne flanchera pas. Pas parce que « c’est son destin » et qu’il est « l’élu », comme dans les films. Juste parce qu’il a le sens du devoir et un courage immense, chevillé au corps. 

Dans la vraie vie, il faut reconnaître que, sans plans de communication digne de ce nom, sans merchandising et sans « fanbase » hyper active sur les réseaux sociaux, le vrai héros n’est pas très vendeur et sombre vite dans l’oubli. 

Il y a 6 ans, Arnaud Beltrame mourait égorgé, après s’être volontairement substitué à une otage au cours de l’attaque terroriste de Trèbes.

Nathalie Bianco

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