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« Répartir les difficultés »

Le dictionnaire de la Novlangue macronienne n’en finit pas de s’étoffer. Il aura suffi de quelques opportunes émeutes pour voir fleurir un nouveau terme désignant encore, il y a peu, les délinquants d’origine étrangère, qu’il faut désormais appeler « les difficultés ». Il est vrai que ce ne sont pas les difficultés qui manquent dans la rue et nombre de gens ont des problèmes avec les difficultés !

Cette novlangue Macrorwellienne consiste à nier le réel pour imposer l’irréel. Grisé par son succès constant auprès de l’électorat âgé, oublieux et servile, Jupiter en rajoute sans scrupule et avec aplomb, en faisant croire que ce que jadis (en 2015) on avait réglé en trois semaines, monsieur muscle l’avait réglé en quatre jours, en oubliant de mentionner que les dégâts causés jadis en trois semaines avaient été inférieurs à ceux causés aujourd’hui en quatre jours.

Un brin d’extrémisme droitier nous conduirait presque à rappeler qu’en 2015, on n’avait pas eu besoin de 45 000 forces de l’ordre pour calmer les esprits et que le ministre de l’Intérieur de l’époque n’avait pas osé prétendre qu’il y avait beaucoup de Kevin et de Mattéo ; c’est  sûrement parce que c’étaient des Michel et des Jean-Paul.

A défaut de précisions données par le Président, on comprend que « Répartir les difficultés », consistera, à très court terme, à délocaliser les « difficultés » pour les relocaliser là où il n’y en a pas encore.

Régler les problèmes là où ils se trouvent serait beaucoup trop simple. Les bio-philosophes socialistes du seizième n’ont toujours pas compris que diluer une substance dans une autre ne la fait pas disparaître, au contraire. Si l’eau faisait disparaître le pastis, ça se saurait. Ils devraient pourtant le savoir : mélanger le PS avec LFI n’a pas fait de cette dernière un parti démocratique, pas davantage que les transfuges LR n’ont amélioré Renaissance.

Pour eux, il serait bon que les gueux, ces derniers de cordée édentés et réfractaires, comprennent une bonne fois pour toutes à quel point les « difficultés » présentes et à venir sont autant de chances et de richesses pour la France. Bien qu’habitués à courber l’échine et à payer des fautes qu’ils n’ont pas commises, ces gueux ne sont pas encore assez malléables pour entrer dans le moule de l’Humain du futur, asexué, déraciné, inculte, obéissant, consommant, amorphe et corvéable. Alors il ne faut surtout pas relâcher la pression.

On y est presque, à moins que ….

O.T.

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