Secret et éthique

J’ai trouvé particulièrement choquant que notre président de la république ait violé la confidentialité des échanges téléphoniques avec Vladimir Poutine en les diffusant à la télévision. 

Ce coup de communication me semble d’autant plus puéril qu’il montre les failles culturelles (pour ne pas dire davantage) de nos élites françaises qui se gargarisent d’avoir rompu le secret des échanges. Ils viennent pourtant de perdre une valeur éthique et professionnelle essentielle : la crédibilité (s’en rendent-ils seulement compte ?). 

Ce comportement brise surtout un tabou historique : la confidentialité des négociations entre États souverains. 

Car dorénavant comment les dirigeants mondiaux pourront-ils faire confiance en la France sans avoir peur d’être écouté et tancé ? Je crois que cela n’est pas digne de notre diplomatie qui fut pourtant longtemps exemplaire, mesurée, réfléchie, dans l’histoire du monde. 

Je précise que dans n’importe quel contrat de travail, la confidentialité des échanges ou des contrats est déterminant. Rompre cette confidentialité vaut licenciement pour faute grave. 

Je remarque que ce qu’on demande aux travailleurs (des bases élémentaires de la confiance entre deux partenaires) ne s’applique pas à nos dirigeants. 

Tout cela est bien sûr immoral mais surtout très impoli. Imaginez simplement que je diffuse des messages ou des SMS de personnalités qui m’appellent, vous penseriez quoi ? Que c’est bête ! Et bien c’est exactement ce que je pense. 

La confiance ne se décrète pas. Il faut toujours avoir du respect pour ses interlocuteurs si on veut peser dans une négociation, même si on ne s’apprécie pas. En tout cas c’est mon avis.

Churchill

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