Schiltigheim: capitale de la Bioperversité 

Schilickoise de toujours, je me réjouissais quand, en 2018, ma ville prenait son virage écologique en élisant Danielle Dambach.

Après les tensions que nous avions vécues, elle nous promettait une ville apaisée, résiliente et verte.

Comme beaucoup d’agents de la ville, j’y ai cru et j’ai voté pour elle en 2018 et 2020.

Quatre ans après j’ai déchanté

L’époque de la gestion paternaliste du maire Alfred Muller est révolue. Le dialogue social est rompu avec la complicité silencieuse des élus communistes.

Jamais, il n’y a eu autant de démissions d’agents, pourtant attachés à la ville.

Jamais, il n’y a eu autant d’arrêts maladie.

Beaucoup expriment leur mal-être,certains parlent de harcèlements .

Nos avantages, qu’on croyait acquis, sont foulés au pied.L’ambiance au sein de la mairie est détestable et on vient au travail, la gorge serrée et la boule au ventre.

Ce n’est pas un hasard, si, suite à une agression, le Service social exerce son droit de retrait pour une période particulièrement longue. Cette agression n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase du Ras le Bol. Les syndicats sont sur les dents et des actions sont en préparation.

A qui la faute ? Qui est responsable de cette situation ?

– A la maire Danielle Dambach ? Sans doute, faute de ne jamais trancher pour vouloir ménager la chèvre et le choux ou par manque de courage. Mais surtout, plus impliquée à l’Eurométropole qu’à la ville, elle est souvent absente et a délégué la gestion du personnel à une direction générale et un cabinet incompétents qui cachent leurs limites derrière de la tyrannie et de l’arrogance.

Dans la crise que nous traversons, et qu’elle a en partie provoquée, la directrice générale des services est absente depuis trois semaines.

– À un service des ressources humaines servile sous l’autorité d’un premier adjoint dépassé ?

– À la désorganisation de l’équipe municipale qui se lézarde jour après jour. L’union n’y est plus qu’un lointain souvenir et une façade.

Au contact de la population, nous voyons chaque jour le fossé se creuser entre la rue et le 2B, l’étage qui abrite les bureaux de la maire, de ses adjoints, de sa direction et de son cabinet, entre une maire portée par son ambition, des adjoints qui rêvent de succession et les 85% d’électeurs désabusés qui n’ont pas voté pour eux.

Oui, nous sommes déçus. Les discours n’étaient que des mots et les promesses des illusions.

Même la résilience a ses limites et les lendemains ne seront pas verts.

Falbala, gauloise sans filtre

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