Nous avons tous appris à l’école que la France était le pays des Lumières. A force de le répéter, les français ont fini par se convaincre qu’ils étaient eux-mêmes des lumières.

C’est vrai quoi, un peuple qui invente le champagne, la mayonnaise, le bidet, le niveau à bulle, le camembert, la guillotine et le fameux « en-même-temps » n’a pas que de la béchamel entre les oreilles ! Il faudrait être con comme un Islandais pour croire ça!

En parlant des Islandais, figurez-vous que dans le classement Forbes des pays par niveau de Q.I., largement dominé par les pays asiatiques, ils sont 22ème sur 24 (!). Franchement, ce n’est pas brillant ! Sauf qu’en y regardant de plus près, on voit qu’ils sont placés…devant les Français et les Hongrois, derniers ex-æquo! (Forbes, d’après une étude de Vouchercloud).

Même si c’est un phénomène observé dans tous les pays industrialisés, ça jette un froid sur l’ego de français qui semblent pressés de descendre au bas de l’échelle ; ils auraient, en effet, perdu en moyenne 3,8 points de QI sur une période de dix ans, entre 1999 et 2009. Depuis, personne n’ose plus mesurer la vitesse de la dégringolada, on constate simplement les faits. Ce qui est certain, c’est que cela ne s’est pas arrangé depuis, il suffit de prendre sa voiture ou de demander à un douanier de réfléchir deux secondes pour le constater. Mais il y a pire : les belges sont 15èmes !

A cette baisse du Q.I. s’ajoute l’appauvrissement du langage, avec un rétrécissement du champ lexical, c’est-à-dire la diminution du vocabulaire utilisé, mais aussi des subtilités de la langue qui permettent d’élaborer et de formuler une pensée complexe.

La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps. (Guy DERIDET). On peut craindre que rien que ces deux phrases ne soient devenues du Volapük pour certains lecteurs.

Il faut donc nous rendre à l’évidence : nous sommes de plus en plus bêtes et, encore plus inquiétant, ce sont les jeunes qui sont davantage touchés et ce n’est pas rassurant pour l’avenir. On peut alors se demander ce qui pourrait se passer si la baisse continuait : si ça se trouve, on finirait par avoir des gens, voire des élus, qui décideront de « dégenrer » les cours de récréation, qui interdiront le Tour de France parce qu’il est machiste, qui inviteront à vivre avec des rats et des punaises de lit, qui voudront « déconstruire » les rêves des enfants qui veulent devenir aviateurs. Mais tout cela n’est pas possible au pays des Lumières.

OT

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