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BILLIE HOLIDAY – Une affaire d’état

Les longs-métrages consacrés au jazz ne sont pas légion. Quatre films seulement depuis quarante ans : « ’Round Midnight » de Bertrand Tavernier, 1986, un mix des vies de Lester Young et de Bud Powell – « Bird » de Clint Eastwood, 1987, la biographie de Charlie Parker – « Let’s Get Lost » de Bruce Weber 1988, un documentaire avec Chet Baker et « Ray » de Taylor Hackford, 2004, consacré à Ray Charles. On peut ajouter « The Connection » de Shirley Clarke,1961 avec Jackie McLean, que l’on croyait à jamais perdu et dont l’unique copie existante fut retrouvée en 1982 suite aux investigations de René Letzgus, réalisateur et ancien propriétaire du cinéma Star, et de votre serviteur. Les amateurs de jazz furent donc impatients de découvrir dès sa sortie en juin dernier « Billie Holiday – Une affaire d’état », un film au titre doublement trompeur. 

Après le lamentable « Lady Sings The Blues » de Sidney J. Furie, 1972, avec Diana Ross dans le rôle de B. Holiday, les passionnés de jazz pouvaient espérer un film biographique de qualité. Il n’en est rien. « Une affaire d’état » est une supercherie de son réalisateur Lee Daniels, qui construit son scénario autour de Strange Fruit, une chanson contre le lynchage, et fait de son interprète une militante persécutée par les autorités. Nous sommes loin de la réalité. Billie Holiday n’a jamais milité, jamais adhéré à un parti politique, jamais manifesté et n’a jamais rien écrit. Elle en était d’ailleurs incapable, ayant quitté l’école très jeune. Elle n’avait aucune culture politique et ses lectures se limitaient aux bandes dessinées. Quant aux lyriques de Strange Fruit, elles ne sont pas de la plume de Billie Holiday, mais de celle d’un enseignant et poète Lewis Allan, même pas cité dans le film. Pour en finir avec Strange Fruit : cette chanson à caractère politique fut refusée par Columbia et enregistrée en août 1939 par Commodore, la petite compagnie indépendante du disquaire Milt Gabler. Boycottée par les états du Sud ainsi que par certaines radios racistes, Strange Fruit ne fut pas une affaire d’état ! 

Autour de cette chanson du répertoire de Billie Holiday, le réalisateur insiste sur le coté sombre de la vie de la chanteuse avec un indéniable voyeurisme. On y retrouve tous les clichés hollywoodiens: prostitution, drogue, hétérosexualité, lesbianisme, racisme… 

Une importante partie de la vie de Billie Holiday a été complètement occultée et les anachronismes sont nombreux, mais ce film n’est pas une biographie. 

Alors, que reste-t-il de ce long-métrage ? Rien, sinon une belle performance d’Andra Day, nominée pour son rôle et ses qualités de chanteuse. Ce film, conforme à la doxa actuelle des universités américaines, féminisme, LGBT, etc. plaira probablement au grand public, qui ignore tout de Billie Holiday. Il les incitera peut-être à découvrir le talent incontesté de cette immense chanteuse, dont Frank Sinatra disait : « She was, and still remains, the greatest single musical influence on me ».

Pour en savoir plus : 

A lire : « Billie’s Blues – A survey of Billie Holiday’s career 1933-1959 » de John Chilton, Ed Quarter books, London, 1975 (en anglais, de loin le meilleur ouvrage sur le sujet) 

A voir : Films avec prestations de Billie Holiday : – Duke Ellington : Symphony in Black, 1934 (caméo de B.H.) – New Orleans 1947- Count Basie sextet 1950 – Black Music in America 1971 – The Sound of Jazz, CBS TV, 1957 (DVD, le plus beau document sur le jazz). 

A écouter : La centaine de titres avec Teddy Wilson entre juillet 1935 et juin 1937 pour Columbia, (tous dans le coffret de 10 CD 1933-1944, 230 titres et un magnifique livret de 68 pages avec photos, Sony 38602) ainsi  que l’incontournable Strange Fruit, deux prises, Commodore 1939, 

Cole Porter

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